I. \'oir ci-dessus, page
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preuves, défense de raccusé. Aussi les laïcs s'efforçaient-ils de devenir jusiiciablcs des tribunaux ecclésiastiques. Comme on était tenu pour clerc si seulement on était tonsuré, beaucoup se faisaient faire la tonsure. Du reste sans que les intéressés eussent besoin de recourir à cet artifice, il était une série de procès pour lesquels les tribunaux ecclésiastiques étaient naturellement compétents à raison même de la matière, ainsi tous les procès touchant au mariag-e, aux droits des enfants, aux testaments.
Le clerg'é séculier donnait seul l'instruction, avec les
L'ÉGLISE rég-uliers. En dehors des écoles des couvents, les seules
ET LES ECOLES écoles existantes étaient celles des paroisses, tenues
par les soins des curés. Ces écoles d'où sortirent, on le verra plus loin, les Universités au treizième siècle, étaient ouvertes à tous g-ratuitement. L'Église fut au Moyen Ag^e éminemment démocratique, et bien des enfants de la plus modeste origine durent à ses écoles de parvenir aux dignités les plus hautes dans l'Ég^lise même et dans la société. Plusieurs eurent d'illustres destinées. Tel au dixième siècle un petit berger des environs d'Aurillac, Gerbert, élevé par les Bénédictins, réputé l'homme le plus savant de son temps, tour à tour précepteur de l'empereur Otton III, du roi de France Robert le Pieux, puis archevêque de Reims, et pape — le premier pape français— sous le nom de Sylvestre II (qqq). Tel au onzième siècle le pape Gréi^-oire VIL fils d'un pa3'san de Toscane, élevé d'abord dans un couvent de Rome, puis moine à Cluny (ioi3-io8.5). Tel enfin au douzième siècle, un fils de serf, Sui^er, camarade d'école de Louis "VI enfant, à l'abbaye de Saint-Denis, devenu son ami et son conseiller, par la suite régent du royaume de France au nom de Louis le jeune, et si sage administrateur qu'il reçut le glorieux surnom de « Père de la Patrie » (1080-11.S2).
Enfin le clergé, disposant de ressources considérables, LE CLERGE assura pendant tout le Moyen Age le service de