ET L'ASSISTANCE
TRI loiiF l'Assistance publique. Par ses soins ou sous son impulsion, les hôpitaux ou hôtels-Dieu furent fondés par centaines au douzième et au treizième siècle; il en fut établi jusque dans des villages. Là encore les séculiers furent puissamment aidés par les réguliers, et l'on vit par exemple l'abbaye de Cluny secourir en une seule année jusqu'à 17000 indigents.
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En morne temps qu"!! s'appliquait à soulai^er la nii- LE CLERGE ^ ^^.j.^,^ j^ cleryé travailla de son mieux à en détruire LES I^'STITL- ^.gJ.taines causcs. Parlant au nom du Dieu de paix, il ONS DE PAIX , „ , ,, . ... . , , ,. .
s etlorça de reirener les instincts violents des teo-
daux. de limiter les maux des g-uerres privées, occupation t'avoritedes seig'neurs. et même de restreindre l'usage de ces guerres. Les efforts furent particulièrement énergiques au onzième siècle ; il n'y eut pas à cette époque, a dit M. Luchaire. « une réunidii ecclésiastique qui ne fût aussi une assemblée de paix ». De là sortirent la « Paix de Dieu » et plus tard la « Trêve-Dieu ».
Par la Paix de Dieu, on essaya de réglementer les conditions de la guerre, comme ont fait de nos jours d'abord les gouvernements européens, puis toutes les puissances du monde par la Convention de Genève (1864) et ultérieurement par les conventions de la Haye (1899-1907). La Paix de Dieu déterminait quelles personnes en temps de guerre devaient être à l'abri des violences, quels actes devaient être interdits aux belligérants.
Parla Trêve-Dieu le clergé osa plus encore: il voulut interdire la- guerre elle-même, à tout le moins durant certains jours. Il l'interdit d'abord le dimanche, puis du mercredi soir au lundi matin, en souvenir de la Passion, de la mort et de la résurrection du Christ. Cette Trêve-Dieu, tous les conciles du onzième siècle en renouvelèrent l'obligation. Il s'en fallut de beaucoup cependant qu'elle fût observée, et le néfaste usag-e des guerres privées subsista en France jusqu'au temps où les Capétiens, avec saint Louis et Philippe le Bel, furent assez forts pour imposer la paix à tous. .Mais du moins l'intervention du clergé soulagea quelques misères et. comme l'a écrit M. Luchaire. « la police de l'Église permit d'attendre la police du roi ».
CCOMMU-
Pour imposer aux puissants, rois et seigneurs, le
respect de ses décisions, pour empêcher les empiète-
,.»J^^^.^ ments sur ses biens et les atteintes à ses privilèires.