BARBEROUSSE
dicte a Besançon, charge de remettre a 1-rederic une lettre où le pape lui rappelait « comment l'Église romaine l'avait fait parvenir au sommet de la grandeur en lui accordant la dignilé impériale ». Roland jîandinclli avait énergiqucmcnt
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1/KGLISE.
arfirméquelacouionne impériale ciait un tief de la papauté, l'empereur le vassal du pape. Pareil pape et pareil empereur devaient inévitablement en venir aux mains. Alexandre III à peine élu.
lYédéric Barberousse contestait la validité de son élection et lui opposait un antipape. Ce fut le début d'une lutte où d'abord l'Yédéric parut devoir triompher, mais où finalement, g-râce à l'alliance des villes italiennes désireuses d'échapper à la domination de l'empereur, le pape l'emporta. La victoire de la lioue lombarde à Leg-nano* fut la victoire d'Alexandre III ( 1 176). Cent ans juste après Canossa. on vit à \'enise. sous le porche de l'église Saint-Marc, l'empereur se prosterner devant le pape. 11 lui baisa les pieds et. comme un simple écuyer, il lui tint l'étrier quand il monta à cheval : il lui jura enfin solennellement « de le traiter comme un père aimé et respecté dont il serait le fils soumis et ndcle ». Le triomphe du pape parut d'autant plus éclatant que l'rédéric Barberousse était un souverain plus puissant (11771.
Le successeur d'A- INNOCENT m lexandre III, Innocent III (1198-1216I, réalisa pour un temps le rêve do suprématie universelle des papes. Pendant dix-huit ans son