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l'appelait communément Ludovic le Maure à cause de son teint bistré, — menacé par le roi de Naples, appela Charles VIII à son aide. D'autre part, si les rois de France n'avaient trouvé devant eux que le roi de Naples et le duc de Milan, les guerres eussent été vite terminées. Mais à propos du royaume de Naples ils se heurtèrent au roi de Sicile, c'est-à-dire au roi d'Aragon, Ferdinand le Catholique, à qui Naples paraissait bonne à prendre. A propos de Milan ils se heurtèrent à l'empereur Maximilien, qui prétendait disposer du duché en qualité de suzerain. Enfin l'établissement en Italie d"un souverain aussi puissant que le roi de France inquiétait pour leur indépendance les États italiens, \'enise, Florence, les Papes. De là des alliances, des ligues — nous disons aujourd'hui des coalitions — promptement constituées, promptement dissoutes, sans cesse renouvelées et dont la multiplicité rend très confuse l'histoire des guerres d'Italie. Les faits essentiels sont les suivants.
En septembre 1404, Charles Mil descendit en Italie. REMiERE Depuis les Alpes jusqu'à la frontière du royaume de