EXPEDITION
tapies 1 expédition ne fut qu une promenade militaire. A Milan, à Florence, à Rome le roi était reçu ^en ami, parce qu'on craignait sa force. A peine y eut-il une -■•"escarmouche à la frontière du royaume de Naple^; Tarmée napolitaine déserta, et son roi dut s'enfuir en Sicile. Cinq mois après le début de la campagne, Charles VIII était à Naples (22 février 1490). Il fit une entrée solennelle sur un char traîné de quatre chevaux blancs, la couronne impériale en tête, le sceptre et le. globe en mains, tandis que les soldats et le peuple l'acclamaient empereur de Constantinople et roi de Jérusalem.
Au bout de trois mois, Charles VIII dut quitter la ville pour ne pas y être bloqué (20 mai 1495). En effet les \'énitiens, Ludovic Sforza, le pape Alexandre Borgia, l'empereur Maximilien, Ferdinand et Isabelle s'étaient ligués contre lui. L'armée des coalisés essaya de couper la retraite à Charles VIII au débouché des défilés de l'Apennin, à Fornoiie (.5 juillet). Mais les charges terribles de la gendarmerie — \a. furie française, disaient les Italiens — ouvrirent le passage au Roi qui rentra en France un an après en être parti.
Les troupes laissées dans le royaume de Naples s'y maintinrent un peu plus dirne année, jusqu'au commencement de 1497.
r.A POLITIQIE ElROPliENNE DE 1191 A i."?.,. ^ly
A cette date, il ne restait plus rien à Charles \lll en Italie. 11 mourut en i4</i.
A peine roi, Louis Xll entreprit la conquête du .\lila-