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FIGURES EXPLICATIVES

PRINCIPES TECHNIQUES

est séparé, en élévation, par une distance trop grande, la rupture de l’arc supérieur ou de ses supports risque de se produire entre les niveaux des deux arcs, et ainsi la protection de l’arc inférieur est illusoire. Pour remédier sûrement à ce danger, on inventa Y arc-boutant, arc spécial ou plutôt moitié d’arc dont la tête vient chercher directement la poussée vers ses points les plus précis pour l’éteindre dans les contreforts.

La poussée n’est pas la seule difficulté inhérente à l’emploi de la voûte; on ne s’accommode pas toujours aisément de sa forme intime.

Il y a quatre principaux genres de voûtes : le berceau et la coupole, voûtes simples; la voûte d’arêtes et la croisée d’ogives, voûtes composites.

La voûte en berceau est suffisamment définie par son nom. Normale, elle est jetée entre deux murs ou deux rangées de supports parallèles. Irrégulière, elle peut s’évaser en entonnoir et n’être alors qu’une portion de cône; ou bien être inclinée ou rampante dans le sens de sa largeur; ou bien être annulaire horizontalement; ou bien monter en spirale, comme dans une hélice d’escalier.

La coupole est la moitié supérieure d’une sphère. Prise dans son intrados ou parement concave, elle est toujours une coupole; prise dans son extrados ou parement convexe, lorsque celui-ci apparaît audehors de l’édifice, elle est appelée assez indifféremment coupole ou dôme , ce dernier terme toutefois convenant plus particulièrement à un ensemble formé par la calotte et par l’étage ou les étages dont elle est le couronnement.

On donne parfois le nom de conque ou celui de cul-de-four à une demi coupole, soit un quart de sphère.

La coupole ne pouvant avoir pour base normale que la circonférence, on ne la construit sur plan carré que par deux moyens détournés.

D’abord, en prenant un carré tangent à la circonférence : la coupole vient prendre pied sur le milieu de chaque face du carré; mais, entre les angles du carré et la coupole, celle-ci porte sur le vide, lequel est comblé et racheté par des combinaisons d’encorbellement, dont les plus usitées sont la trompe, ou encorbellement proprement

APERÇUS GÉNÉRAUX

dit, et le pendentif, ou portion de sphère reliant la coupole aux reins des quatre arcs qui la soutiennent. Le pendentif est plus particulièrement à remarquer. Assez souvent, et ceci est le second moyen, pour ne pas avoir à entasser pendentifs et coupole, on supprima cette dernière, et l’on prolongea les pendentifs jusqu’à leur jonction sous une clef commune, de manière à former une nouvelle coupole qui, bien qu’étant de plus grand diamètre, avait un niveau plus bas, puisque, au lieu de partir des sommets des arcs, elle partait de leurs naissances. Cette nouvelle coupole n’était plus entière, elle était fortement échancrée dans les quatre sens par les arcs de support devenus ses arcs d’encadrement; mais elle avait l’avantage de simplifier l’ordonnance et de réaliser une économie considérable sur le poids, le volume et la hauteur.

La voûte darêtes est normalement engendrée par la pénétration de deux berceaux égaux se rencontrant à un même niveau et perpendiculairement. Les lignes de pénétration ou d’intersection forment les arêtes. Les arêtes, qui suivent la diagonale, ont forcément un diamètre plus long que les axes générateurs pour une hauteur égale, ce qui rend déprimée (anse de panier) la courbe qu’ils décrivent.

Telles sont les trois espèces de voûte que l’antiquité romaine légua au moyen âge; celui-ci trouva la quatrième, la croisée d’ogives, à laquelle le conduisirent des nécessités et des étapes que va exposer à grands traits le chapitre suivant.

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