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CATHÉDRALE DE ROUEN

Cl. Hachette.

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LES CATHÉDRALES GOTHIQUES

nord ne se firent pas longtemps attendre; mais la façade, comme tant d’autres, demeura incomplète.

Notre-Dame de Rouen, commencée peu après 1200, ne serait, vu les dimensions du corps de l’édifice (124 mètres de longueur, 28 mètres de hauteur sous voûte), que de second ordre, si, de 1 280 à 1 530 environ, on ne s’était attaché, dans diverses campagnes, à racheter cette infériorité par le luxe des tours et l’ampleur du frontispice. On plaça quatre tours aux extrémités du transept; on entassa étages sur étages, avec une flèche (c’est aujourd’hui une flèche en fer), pour hisser la croix du clocher central à 132 mètres du sol; on reprit par deux fois, et sur des programmes grandioses, à la fin du XIVe siècle et au commencement du XVIe siècle, la décoration de la façade; on ajouta un étage à la tour Saint-Romain, à gauche, et on porta à 54 mètres la largeur totale de cette façade en élevant d’un seul jet, à droite, la tour de Beurre (1485-1507), fruit des aumônes offertes par les diocésains pour obtenir de l’autorité ecclésiastique la permission d’user de beurre en carême (il y a aussi une tour de Beurre, de même origine et de date à peine moins ancienne, à la cathédrale de Bourges).

En 1208, l’évêque de Troyes, Hervée, voulut que Saint-Pierre, sa cathédrale, fît honneur à la capitale de la Champagne; si cette église (30 mètres seulement sous voûte) avait une hauteur qui répondît à la largeur de sa quintuple nef et à sa légèreté, elle irait de pair avec les cathédrales de premier ordre. Des chutes et des dislocations y entravèrent souvent la marche des travaux.

Notre-Dame de Reims, commencée par l’archevêque Albéric Humbert, le 6 mai 121 1, un an jour pour jour après un incendie qui avait dévoré la cathédrale carolingienne et romane, n’avait pas encore ses grosses tours à la fin du siècle. Elle devait lancer vers le ciel sept clochers, y compris l’aiguille centrale en plomb; ceux de la façade n’attendent que leurs flèches en pierre. Mais ce n’est pas de ses clochers, fussent-ils achevés, qu’elle retire son universelle renommée : son triple portail, à l’intérieur comme à l’extérieur du vaisseau, est l’ouvrage de statuaire le plus considérable qui existe en Europe.

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Non moins célèbre, la sculpture végétale, dans tout le monument, est aussi d’une valeur exceptionnelle. La cathédrale du sacre était, certes, éminemment digne de servir de cadre à une aussi auguste cérémonie. Un autre de ses caractères, c’est son unité, surprenante dans un monument dont les chantiers, pour le corps de l’œuvre, sont restés ouverts pendant un siècle. A l’inverse de ce qui fut pratiqué ailleurs, notamment à Amiens, les plans du premier architecte, Jean d’Orbais, et c’est une gloire de plus pour cet artiste, furent respectés, sauf quelques détails, par ses quatre successeurs.

1215 est le millésime initial de Saint-Etienne d’Auxerre, dont le chœur était achevé en 1234 et dont le reste se poursuivit assez irrégulièrement.

De 1218 à 1254, on dotait Saint-Gervais (aujourd’hui Saint-Julien) du Mans d’un des chœurs les plus vastes qui eussent été jusqu’alors entrepris. De 1390 à 1430 ou 1435, on reliait, par un transept accommodé à ses proportions, ce chœur magnifique et original à une nef plus modeste des XIe et XIIe siècles qu’on avait renoncé à reconstruire.

Saint-Maurice (aujourd’hui Saint-Gatien) de Tours sortait de terre en 1220 ou très peu auparavant. On mit plus de cinquante ans à terminer le chœur, et quand on en vint à la nef, on en réduisit la largeur projetée, pour raison d’économie.

Notre-Dame d’Amiens, bâtie de 1220 à 1270 en allant de l’ouest à l’est, dressait, vers 1235 ou 1 240, sa nef à la hauteur intérieure de plus de 42 mètres. Tout a été dit à l’éloge de cette reine des cathédrales, qui a pourtant une fille digne d’elle en Allemagne, la cathédrale de Cologne, commencée en 1 248 et achevée seulement au siècle dernier. Une imitation germanique moins ambitieuse fut réalisée à la nef de Notre-Dame de Strasbourg vers 1250 ou 1260.

Notre-Dame d’Amiens serait dépassée, si la cathédrale Saint- Pierre de Beauvais, sa voisine, possédait sa moitié occidentale. Il ne fut exécuté à Beauvais, depuis 1225, date du premier projet, jusqu’en 1270 environ, que le chœur, dont la voûte se projette sur le vide à 46 ou 47 mètres du pavé. Elle tomba une fois, en 1284, et ce ne fut pas la seule mésaventure de ce genre qu’éprouva le monument.

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En 1227, on entassait, d’après un plan germanique à croisillons arrondis, mais dans un style tout à fait français et peut-être un peu inspiré de Reims, les premières assises du transept et du chœur de Notre-Dame, à Cambrai, terminés en 1251. Vers 1230, commencements de Saint-Etienne de Toul.

En 1232 et années suivantes, on exécutait à Saint-Etienne de Châlons-sur-Marne une fort belle nef, se ressentant fortement du voisinage de Reims, et deux croisillons pareillement remarquables.

Le chœur de Notre-Dame de Tournai compléta magnifiquement, de 1248 à 1325, une nef et un transept du XIIe siècle qui ne sont pas eux-mêmes sans ampleur.

Notre-Dame de Bayeux et Notre-Dame de Coutances ont mérité d’être considérées comme les bijoux du gothique normand. On n’en connaît pas les dates précises (l’âge de la cathédrale de Coutances a donné lieu, au dernier siècle, à de longues et vives discussions), mais on peut suivre assez bien la marche des travaux. A Bayeux, vers 1210, on renforça dans la nef de belles arcades romanes, légèrement dissymétriques, pour les mettre en état de supporter d’abord des voûtes latérales. On construisit ensuite un nouveau chœur et on revint de là sur le transept et la nef; de celle-ci on éleva, avec ses voûtes, l’étage supérieur, terminé vers 1260 ou 1270, ainsi que le placage gothique de l’ancienne façade romane et les flèches des tours occidentales. A Coutances, vers 1 220 ou 1225, on commença par la nef le nouvel édifice, en respectant les noyaux des tours romanes, qu’on revêtit d’une ordonnance gothique avec de belles flèches; le chœur et la lanterne sont de 1240 à 1270 environ.

On n’a pas davantage les dates de Saint-Gervais, cathédrale de Sées. L’épitaphe de l’évêque Jean de Bernières, qui siégea de 1278 à 1292, l’appelle a constructeur de l’église ». Il est probable qu’il en termina la nef et laissa le chœur très avancé. Les flèches de la façade ont été refaites au XVe siècle; la tour centrale a complètement disparu. Cette église, de conception trop hardie, a toujours manqué de solidité.

De 1230 à 1270, en plusieurs campagnes, on surhaussa la nef

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centrale et on retoucha les bas-côtés de Notre-Dame d’Evreux; dès 1275, on entreprit un vaste chœur dont la hardiesse amena des reprises aux deux siècles suivants ; le transept, avec ses magnifiques façades gothiques et son aiguille centrale, est de 1450 à 1525 environ, de même qu’un somptueux rhabillage de la nef; la massive façade est d’une Renaissance du temps de Charles IX.

Saint-André d’Avranches, que son peu de solidité, provenant ici d’un défaut d’entretien, fit démolir après la Révolution, accusait plusieurs époques depuis la fin du XIe siècle; cet édifice paraît avoir été fort inférieur en mérite aux autres cathédrales normandes.

L’émulation gagna de bonne heure la Bretagne. Saint-Pierre de Rennes donna l’exemple en 1179; il n’y reste rien d’antérieur à la Renaissance. Saint-Samson de Dol, dans son ensemble, est du XIIIe siècle, Saint-PoLJe-Léon n’a de ce temps que sa nef et ses clochers. Vers 1230, l’évêque Guillaume Pinchon dota sa cathédrale de Saint^ Brieuc d’un chœur très élégant qu’il n’acheva pas; le reste de l’édifice était un peu postérieur et perdit tout son caractère à la suite de remaniements opérés au XVIIIe siècle. Même cas, et aggravé, à Saint- Pierre de Vannes, où, du XIIIe siècle, on n’a guère laissé d’intact qu’un assez modeste clocher avec sa flèche. Saint-Corentin de Quimper se renferme entre 1239 et 1515, sauf les flèches, modernes mais parfaitement gothiques.

La Guyenne et la Gascogne, aussi bien dans leurs parties anglaises que dans leurs parties françaises, accédèrent au mouvement dès 1213 au moins, date initiale de Notre-Dame de Bayonne. Vers 1215 on commençait aussi ou l’on était près de commencer Notre-Dame de Dax, qui s’écroula en 1646. L’année 1233 vit entreprendre Saint- Jean de Bazas, église complètement remaniée au XVe et au XVIe siècle. Les parties les plus anciennes de Saint-Etienne d’Agen, dont les derniers débris ont disparu en 1836, étaient du milieu du XIIIe siècle.

Dans le bassin du Rhône, deux cités métropolitaines payèrent largement leur tribut aux tendances de l’époque : la belle nef de Saint-Jean de Lyon est de pur style gothique secondaire, ainsi qu’une bonne moitié de Saint-Maurice de Vienne, moitié dont les docu-

UNE SALLE DU MONT-SAINT-MICHEL. Cl. Hachette. LE MONT-SAINT-MICHEL

ROUEN. — PALAIS DE JUSTICE Cl Hachette.

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ments font honneur à Jean de Bournin, archevêque de 1218 à

Dans le Centre de la France, Notre-Dame de Clermont sortait de terre en 1248, Saint-Etienne de Limoges en 1273.

Le Languedoc fut réuni à la couronne de France après la mort du dernier comte de Toulouse, en 1271. L’ année suivante s’ouvraient presque à la fois les chantiers de Saint-Just de Narbonne et de Saint- Etienne de Toulouse, cathédrales destinées, dans la pensée de leurs fondateurs, l’archevêque Maurin et l’évêque Bertrand de l’ Ile-Jourdain, à être pour le Midi ce que Notre-Dame d’Amiens était pour le Nord. Le chœur de Saint-Just parvint en peu de temps à sa hauteur normale de 40 mètres sous voûte; celui de Saint-Etienne s’arrêta net au seuil du triforium, lequel ne fut exécuté qu’au XVe siècle; un plancher et une toiture provisoires couvrirent l’aire centrale. A Notre- Dame de Rodez, en 1277, les plans tracés furent moins hardis; aussi fut-elle achevée, beaucoup plus tard. Ces trois cathédrales émanent d’une idée commune, que caractérisent surtout la série des chapelles polygonales se prolongeant du rond-point sur les travées rectangulaires du chœur, et les tendances précoces vers le gothique flamboyant. Elles forment ainsi un groupe à part, le seul à peu près que l’on soit autorisé à distinguer parmi les cathédrales du XIIIe siècle, chacune émanée d’une inspiration libre, malgré les analogies que l’on croit saisir parfois entre quelques-unes.

En 1277, Bernard de Castanet prenait possession de l’évêché d’Albi. Dès le lendemain, ayant à sa table ses chanoines, il leur reprocha la mesquinerie de leur église Sainte-Cécile; séance tenante, une construction convenable fut décidée; mais tout ne fut prêt pour la pose de la première pierre que cinq ans après. On sait que Sainte-Cécile est le type le plus grandiose et le plus achevé du gothique méridional.

Une cathédrale retardataire, mais qui eût été de premier ordre, Sainte-Croix d’Orléans, fut entreprise en 1 287 ; il en reste des fragments considérables dans la cathédrale actuelle.

En 1293 était commencée, avec sa curieuse façade fortifiée, la nef de Saint-Nazaire de Béziers.

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A 1300, date moyenne, se rapportent le choeur et le transept de Saint-Nazaire de Carcassonne, pièces d’une haute valeur artistique.

Aux parties similaires de Saint-André de Bordeaux s’attache le souvenir de Bertrand de Got, le futur pape Clément V, qui fut archevêque de cette ville de 1299 à 1305; mais il est fort probable que ce pontife ne fit que donner une impulsion plus vive à des travaux déjà fort avancés.

Les XIVe et XVe siècles furent, pour ainsi dire, des siècles continuateurs; ils virent assez peu d’entreprises nouvelles.

Dans la cité de Comminges, Bertrand de Got, qui en avait été évêque de 1295 à 1299, prépara la réédification de Notre-Dame, qu’il ne réalisa qu’après avoir quitté les Pyrénées, assignant sur ses propres revenus les salaires des ouvriers, jusqu’à sa mort en 1314. Les chantiers étaient encore ouverts en 1340 ou 1345, et il ne fut pas touché à la première travée, qui était romane.

Le pape Jean XXII, successeur de Clément V, ne bâtit pas de cathédrales, mais il en érigea seize, presque d’un seul coup, en 1317 et 1318 (Aîet, Castres, Condom, Lavaur, Lombez, Luçon, Maillezais, Mirepoix, Montauban, Rieux, Saint-Flour, Saint-Papoul, Saint-Pons, Sarlat, Tulle, Vabres); il y avait eu déjà un diocèse institué en 1296 à Pamiers, et Toulouse fut promue en 1317 au rang d’archevêché, en compensation du morcellement de son territoire ecclésiastique. Nous ne retrouverons guère que quatre ou cinq de ces néo-cathédrales, dont la transformation matérielle ne suivit pas toujours la transformation honorifique.

L’immense cathédrale de Metz fut projetée en 1 327 par un prélat de naissance française, et commencée presque aussitôt.

Un joli chœur à chevet droit remplaça un petit chœur roman à Saint-Vincent de Saint-Malo, vers 1315. Commencements de Saint- Tugdual de Tréguier vers 1340, de Saint-Pierre de Mende en 1365, de Sainte-Marie d’Auch en 3371 , de Saint-Flour en 1396. Saint- Fulcran de Lodève et la façade de Saint-Pierre de Poitiers sont aussi, en presque totalité, du XIVe siècle.

Au XVe siècle et à la première moitié du XVIe siècle, on bâtit

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Saint-Maurice de Mirepoix, en deux campagnes (1 40 1-1 43 i et 1497- 1337), la nef de Saint-Pierre de Nantes, et, sauf deux coupoles romanes, Saint-Pierre de Saintes. Un incendie survenu en 1489 détermina la reconstruction de Sainte-Marie d’Auch encore inachevée; la cathédrale actuelle ne fut terminée qu’en 1680.

Entre 1350 et 1500 environ, des ronds-points furent entrepris à Oloron, Alet, Elne, Arles, Saint-Pol-de-Léon, Saint-Pons; ils ne furent menés à bien que dans les trois dernières cités (celui de Saint- Pons a été supprimé au XVIII0 siècle); le rond-point de Saint-Trophime d’Arles est une rareté pour le bassin du Rhône.

Les façades de Touî, de Tours, de Troyes, et celle de Rouen avec sa tour de Beurre, sont parmi les conceptions les plus grandioses et les plus riches de l’art flamboyant.

Les transepts de certaines cathédrales sont une des gloires incontestées de la période qui va de 1450 à 1550 ; ceux d’Evreux, de Senîis, de Sens et surtout de Beauvais n’ont pas usurpé leur célébrité. Ce dernier, qui a nécessairement la hauteur du choeur adjacent, l’égalait en importance lorsqu’il portait sur sa croisée le clocher le plus élevé du monde (153 mètres). Ce clocher trop hardi tomba sans atteindre personne, le jour de l’Ascension de l’année 1573; il fallut dès lors renoncer tout à fait à terminer le colosse gothique, ce à quoi une somme de cinquante millions suffirait à peine de notre temps.

Le transept, hélas! ce fut le point d’arrêt définitif, comme à Beauvais, de plusieurs cathédrales importantes. A Clermont, à Limoges, il fut un peu dépassé; à Nantes, il ne le fut pas du tout; à Narbonne, il fut à peine amorcé; à Toulouse, il fut marqué par un gros pilier de raccordement planté tant bien que mal entre un choeur et une nef qui avaient des axes très différents.

La fatigue se faisait jour partout. Heureusement, certaines cathédrales relativement privilégiées dont la construction n’avait pas, grâce à leurs chapitres, été notablement interrompue durant des siècles, furent conduites ou très près à l’achèvement, après des efforts dont la persévérance étonne.

Un dicton avait cours en Touraine : « C’est long comme l’œuvre

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de Saint-Maurice! » L’œuvre de Saint-Maurice, en effet, avait duré de 1220 environ à 1547, soit près de 330 ans. Et ce n’était pas la plus longue! L’œuvré d’Auxerre (1215-1545) représente 330 ans révolus, celle de Meaux (1180 ou 1190 à 1560) 370 à 380 ans, celle de Troyes (1208-1640) 432 ans! On peut ajouter que les cathédrales plus modernes d’Auch et d’Orléans représentent à leur tour l’une

(1490-1680) 190 ans, l’autre (1601-1829) 228 ans.

Trois causes, généralement, nuisirent aux cathédrales pendant le XVIe siècle. En premier lieu, le peu d’intérêt que portèrent à leurs diocèses beaucoup de prélats relâchés ou indignes qui ne résidaient même pas et qu’il fallut contraindre par des sentences judiciaires, par exemple à Chartres, à Agen, à Saint-Pons, à contribuer d’une portion de leurs revenus. En deuxième lieu, le goût dominant pour les œuvres d’art spéciales, pouvant être entièrement exécutées du vivant du donateur, destinées à orner la cathédrale, mais indépendantes du corps de l’édifice. En troisième lieu, la Réforme protestante, qui tarit en beaucoup d’endroits les ressources. Les XVIIe et XVIIIe siècles apportèrent une quatrième cause : le mépris du gothique, largement partagé par les chanoines, qui mirent autant d’acharnement à dévaster et appauvrir leurs cathédrales que leurs prédécesseurs avaient mis de zèle à les enrichir et à les exalter.

Néanmoins, les cathédrales ne semblent pas mourir. En notre siècle, croyants et incroyants les comprennent encore; elles occupent toujours le visiteur, qui sent à leur aspect s’élever sa pensée et s’épanouir son patriotisme. Quel autre pays a donc égalé la France dans l’érection de tels monuments?

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