VIEILLES MAISONS DE LISIEUX
Cl. Ncurdcin.
ARCHITECTURES CIVILE ET FÉODALE A L’ÉPOQUE GOTHIQUE
François F, que leur modeste « parloir aux bourgeois », auquel succéda la « maison aux piliers », groupe de trois maisons achetées à des particuliers. Les hôtels de ville gothiques de Saint-Quentin, Compiègne, Senlis, Noyon, Saumur sont contemporains de Charles VIII et de Louis XII. Quelques beffrois sont un peu plus anciens, tel celui de Béthune, datant de 1388; les souches de quelques autres sont plus anciennes encore, par exemple à Amiens et à Boulogne. Paris, n’étant pas commune, n’eut jamais un vrai beffroi.
La vie municipale, cependant, ne fut pas sans intensité en France, tant au Midi qu’au Nord. L’histoire des communes du Nord, particulièrement de Laon, de Beauvais, de Cambrai, en ajoutant Vézelay, en Bourgogne, a été retentissante; les communes du Midi, qui se sont établies avec moins de bruit, ont été moins célèbres, et les écrivains du dernier siècle les ont longtemps laissées dans une ombre d’où elles ont mérité de sortir.
De fait, les villes du Midi, quoique dépourvues de monuments aussi somptueux que ceux du Nord, sont plus intéressantes à étudier au point de vue de la construction. Beaucoup de ces villes, à côté de grandes cités antiques comme Toulouse, Narbonne, Aix, Marseille, Arles, Bordeaux, reçurent à la fois leur existence et leurs franchises, et peuplèrent une partie notable du territoire de localités nouvelles élevées d’un seul jet, et, quand la configuration du sol le permettait, avec des rues tirées au cordeau comme dans nos villes modernes. C’est ce que les historiens connaissent sous la désignation de bastides ou de villes-neuves.
Il y eut bien des villes et des villages fondés et dotés de coutumes dans le XIe et le XIIe siècle (la Rochelle, Pau, Mont-de-Marsan, Verneuil de Normandie, etc.); mais la grande ère des bastides ne dépasse guère l’intervalle compris entre 1220 et 1340 environ. Les rois prirent une part prépondérante à ces intéressantes créations.
Les bastides sont reconnaissables soit à leurs noms, soit à la régularité de leurs plans, soit à ces deux caractères réunis.
Quelques noms marquaient soit une dépendance ou une origine royale plus particulière, comme Réalmont, Réalville, Montréal ; soit
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les privilèges octroyés à la ville, comme Bonneville , la Sauvetat, Sauveterre, Villefranche, Castelfranc; beaucoup d’autres s’appelaient simplement la Bastide ou Villeneuve’, enfin un certain nombre, par une singularité qui a frappé assez tard les historiens, portent le nom d’une ville française ou étrangère; nous en avons compté jusqu’à cinquante, dont Barcelonne (Gers), Barcelonnette (Basses-Alpes), Beauvais (Tarn), Boulogne (Haute-Garonne), Cologne (Gers), Cordes pour Cordoue (Tarn), Fleurance (Gers), Grenade (Haute-Garonne), Pampelonne (Tarn), Pavie (Gers), Valence (Gers, Tarn et Tarn-et- Garonne), etc.
Quelques bastides, en Guyenne et en Gascogne, sont de création anglaise; elles ressemblent si bien aux bastides françaises, que c’est parmi elles qu’est pris par les archéologues le type caractéristique représentant le mieux les unes et les autres, la ville de Montpazier, en Périgord, née en 1284 de la volonté d’Edouard I". Au centre, la place, carrée ou rectangulaire, dont les maisons s’élèvent sur des porches continus appelés « les Couverts » ou, en quelques localités des Pyrénées Centrales, « les Embans )) ; de ses quatre angles se détachent parallèlement et perpendiculairement les rues principales, dont l’orientation détermine le tracé des rues secondaires. Les maisons, d’égale surface très allongée, donnaient d’un côté sur une de ces rues et de l’autre sur une ruelle pratiquée pour le service des habitations. Le périmètre de la ville est régulier à Montpazier et ailleurs, mais il devint parfois irrégulier, lorsque, au moment de la construction des remparts, des quartiers excentriques se trouvèrent avoir déjà pris une extension que n’avait pas prévue le fondateur. La halle à piliers, au milieu de la place, était souvent surmontée d’un petit hôtel de ville. L’emplacement réservé à l’église était rapproché de celui des remparts, y touchait même, de manière à ce que le clocher ou le chœur du monument religieux pût être associé au système de défense.
Ont, comme Montpazier, reçu et maintenu leur plan régulier : M azères (Ariège); Sauveterre et Villefranche-de-Rouergue (Aveyron); Grenade, Revel et Villefranche-de-Lauragais (Haute-Garonne); Pleurance, Marciac, Mirande et Plaisance (Gers); Libourne, Sainte-Loy et
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Sauveterre-de-Guyenne (Gironde); Castelfranc (Lot); Damazan, Montflanquin et Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne); Rabastens (Hautes- Pyrénées); l’IsIe-d’Albi et Réalmont (Tarn); Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne); à ajouter Barcelonnette (Basses-Alpes).
La Ville-Basse de Carcassonne, tracée dans son intérieur comme une bastide, fut construite par les habitants des faubourgs de la vieille Carcassonne, lesquels, chassés de leurs demeures à la suite de la prise de la Cité par l’armée royale, avaient fini par obtenir de saint Louis, en 1247, la permission de se grouper dans la plaine, sur la rive opposée de l’Aude. Mirepoix n’est de même qu’une fausse bastide : ses habitants se transportèrent d’une rive à l’autre de l’Hers à la suite d’une inondation en 1279. Aigues-Mortes ne fut bâtie, en 1248, par Louis IX, que dans un but de relations maritimes, et ses rues n’ont pas de plan déterminé.
Il existe en Gascogne, en Guyenne, en Languedoc, sur quelques points circonvoisins, et jusque dans les Alpes (Barcelonnette) et sur la Saône (Villefranche-sur-Saône), au moins deux cents bastides, dont plusieurs ont végété et sont restées de petits villages; en certains endroits elles furent trop les unes sur les autres pour ne pas se porter mutuellement préjudice.
Les maisons primitives de ces bastides furent assez généralement pauvres; les plus solides et les mieux soignées ont seules traversé les siècles, malgré les mutilations. Il en reste de bien caractérisées, des XIIIe et XIVe siècles, malgré les dégradations subies par la plupart, à Montpazier et à Cordes. Dans les villes anciennes du Midi et, un peu moins, dans celles des autres régions de la France, on peut encore en citer un certain nombre, en premier lieu à Figeac, ensuite à Saint- Macaire et Saint-Emilion (Gironde), à Cahors et Gourdon, à Limoges (très mutilées), Grasse, Charlieu (Haute- Loire), Cluny (Saône-et- Loire), Flavigny (Côte-d’Or), Reims, Beauvais, Arras, Senlis, Provins, Chartres. Sous beaucoup de maisons, anciennes ou reconstruites, de Senlis et d’Arras, et isolément dans quelques autres localités, subsistent des caves voûtées à ogives, souvent remarquables.
Les maisons de pierre avaient assez généralement leurs façades
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amorties en pignon. L’étage le plus soigné était toujours le premier, lequel se reproduisait souvent au-dessus. La porte d’entrée était rectangulaire le plus ordinairement; à côté, dans les villes spécialement, les grandes ouvertures formant boutiques étaient en arc brisé.
Les belles maisons de bois furent très communes à partir du milieu du XVe siècle; de la seconde moitié, et de tout le siècle suivant, il nous
en reste, malgré les trouées faites par la voirie moderne, de grandes
quantités, qui donnent encore à la visite de Rouen, de Lisieux, de Morlaix, de Vitré, de Beauvais, de Troyes, l’attrait le plus vif, toujours soutenu par la variété de composition des façades et la verve des sujets, religieux ou satiriques pour la plupart, sculptés dans les poutres maîtresses.
Les maisons de bois avaient, elles aussi, des façades s’amortissant en pignon. Le pignon était comme la marque populaire du droit de
bourgeoisie. « Avoir pignon sur rue », dans les quartiers commerçants
d’une ville, était un dicton courant, signifiant que l’on était propriétaire de sa demeure de père en fils et qu’on était un des notables habitants de l’endroit : on peut encore établir, à Beauvais, une différence entre les maisons du centre de la ville, qui ont pignon sur façade, et les maisons, plus modestes, des faubourgs, où la façade forme mur goutterot. La règle, d’ailleurs, était loin d’être invariable.
Si nous possédons tant de maisons de bois, nous sommes riches aussi en maisons de pierre ou de brique des XV et XVIe siècles, surtout dans le Centre et le Midi. A Thiers, elles s’alignent par séries; ailleurs, elles sont disséminées; elles ne sont pas rares dans les campagnes. Les sculptures y sont, en général, moins abondantes que dans les maisons de bois; en revanche, elles sont assez souvent gratifiées de la tourelle; une tourelle de maison se voit encore en plein Paris, dans le quartier du Marais, à l’angle des rues des Francs-Bourgeois et Vieille-du-Temple.
Les prélats, les gentilshommes, les magistrats, les riches marchands se firent souvent construire soit dans les villes où ils étaient nés, soit dans celles où pouvaient les retenir leurs commodités personnelles, leurs fonctions, leurs affaires, leurs relations, des « logis » qui se distinguaient
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des maisons ordinaires par des dispositions qu’on obtenait au moyen d’emplacements plus spacieux : il pouvait y avoir une cour devant, un jardin derrière, différents corps de bâtiment, même un oratoire avec son abside et sa voûte. Ces hôtels particuliers tenaient le milieu entre la simple habitation et le château; les tourelles figuraient au programme, et la principale, celle de l’escalier, prenait parfois les allures d’un petit donjon. Nous avons déjà vu un hôtel noble, roman, aujourd’hui hôtel de ville, à Saint- Antonin; nous avons vu un autre hôtel noble, celui-ci du milieu du XIVe siècle et converti en maison d’arrêt, à Figeac. Le pape Jean XXII, qui était né à Cahors, s’était ménagé dans cette ville, vers 1325, un diminutif de palais qui est une des curiosités monumentales de l’ancienne capitale du Quercy. Des hôtels princiers furent bâtis à Paris, par le roi Charles V, ses frères, son beau-frère le duc de Bourbon; les palais construits à Dijon par le duc Philippe de Bourgogne, à Bourges et à Poitiers par le duc Jean de Berry, par Charles V lui-même en divers lieux, n’avaient guère du château féodal que des simulacres peu redoutables de donjons et de créneaux. Du temps de Charles VI, Paris conserve des restes de l’hôtel de Jean Sans-Peur et de celui de Clisson. Le plus bel édifice civil de Bourges, depuis qu’a disparu en majeure partie le palais ducal, est l’hôtel du fameux argentier Jacques Cœur, datant de 1443 à 1451. Dès les règnes de Charles VIII et de Louis XII, les hôtels que nous possédons en France ne se comptent plus; deux à Paris, beaux types gothiques, sont très connus : l’hôtel de Sens, pied-à-terre des archevêques de cette ville qui le vendirent à des laïques au bout d’un siècle; et l’hôtel de Cluny, pied-àterre des abbés du fameux monastère bourguignon, qui y séjournèrent plus souvent que parmi leurs religieux; un musée d’art du moyen âge, aussi connu du public que l’hôtel, y remplace aujourd’hui les magnifiques prélats.
Nos souverains s’étaient ménagé de nombreuses résidences autour et quelquefois assez loin de leur capitale. Ce furent, sous les Mérovingiens et les Carolingiens, de vastes maisons de bois accompagnées de bâtiments d’exploitation agricole; ce furent, aux premiers siècles de la féodalité, de sombres castels, où saint Louis commença à introduire de
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l’espace, de la lumière, les élégances de l’art gothique et les commodités de la vie. A Paris, nos rois habitèrent successivement le palais romain des Thermes et celui de la Cité, qu’ils abandonnèrent l’un à la ruine, l’autre en partie et puis en totalité au Parlement. Philippe-Auguste et saint Louis habitèrent tantôt celui-ci, tantôt le Louvre, dès lors demeure officielle, mais assez rarement effective, des monarques français.
Charles V embellit considérablement le Louvre, sans trop toucher à sa carapace de pierre; le bon roi cependant se sentait plus à l’aise à l’hôtel Saint-Paul, et plus à l’aise encore à la campagne, où il n’avait que l’embarras du choix : Vincennes, Beauté-sur-Marne, Plaisance, la Noble-Maison de Saint-Ouen, Saint-Germain, Compiègne, Creil, Verberie, Senlis, le Vivier-en-Brie, Fontainebleau, Montlhéry, Montargis, les Salles près Lorris, Chinon, Loches et quelques autres maisons princières; sans compter des logis ou des appartements dans maintes abbayes, comme Saint-Médard de Soissons, Maubuisson, Royaumont, Jumièges.
A plusieurs de ces résidences, particulièrement à Vincennes, Creil, Montargis, Montlhéry, Chinon, Loches, fut maintenu à l’extérieur le caractère militaire; mais la plupart subirent l’envahissement croissant de l’architecture civile, envahissement dont Charles le Sage fut de son temps le principal promoteur et qui fut chez nous une des causes de la Renaissance.
Les seigneurs ne purent pas tous se permettre des remaniements coûteux, et les châteaux ne s’y prêtaient pas tous, ceux notamment qui se développaient assez péniblement sur les pointes des collines. Aussi beaucoup de propriétaires nobles, dès le règne de Charles VII, se décidèrent-ils à fixer leur séjour dans les maisons qu’ils pouvaient avoir dans les villes ou qu’ils se bâtirent tout exprès soit dans le chef-lieu de leur fief, soit dans un site riant en pleine campagne; sauf, en cas d’alerte, à courir se renfermer dans leurs remparts dûment entretenus et gardés.
Parmi ces manoirs, d’autres, aux abords des villes, dans les bourgs et les villages, ou bien isolés dans les champs, étaient la demeure permanente de petits gentilshommes dont les terres n’étaient pas assez
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étendues et les vassaux assez nombreux pour comporter un véritable château féodal; quelques manoirs ruraux s’en rapprochaient toutefois par un certain appareil de guerre, de sorte qu’il n’est pas toujours facile de diriger une ligne de démarcation bien nette entre le château-fort et le simple manoir, dit aussi gentilhommière.
Inférer de tout cela que les siècles gothiques aient assisté à un commencement de déclin de l’architecture militaire proprement dite, ce serait très gravement se méprendre. Si elle cède quelque chose à l’art civil, ce n’est pas du sien propre; si elle laisse le maître de la maison prendre un peu plus ses coudées franches, elle ne se dresse pas moins hère en face de l’ennemi. Si l’intérieur de l’enceinte féodale s’affaiblit parfois, l’enveloppe reste massive et épaisse. Quand plus tard l’architecture militaire sera mise en demeure d’accorder encore davantage à l’art civil, plutôt que se compromettre pour lui, plutôt que de s’effacer devant lui, elle s’en séparera tout à fait, n’observera désormais que les besoins de plus en plus impérieux de la défense, et peu à peu deviendra purement œuvre d’ingénieur.
Le vrai, c’est que l’architecture militaire ne fut jamais, quant à la valeur stratégique et à l’effet monumental, aussi puissante en France que de saint Louis à Louis XII inclusivement. C’est de Louis IX, et plus particulièrement de 1230 à 1240 environ, à en juger par les profils et les chapiteaux, que date le colosse féodal, Coucy, l’immortelle création d’Enguerrand III; Coucy, dont les seigneurs, redoutés derrière leurs formidables remparts, bornèrent là leur ambition et ne recherchèrent pour eux aucun des hauts rangs de la hiérarchie nobiliaire.
Le château de Coucy avait, sur une colline d’élévation moyenne, deux enceintes successives dont la seconde, la principale quoique la moins étendue, quadrilatère irrégulier, avait à chacun de ses angles une tour ronde équivalant au moins à un donjon ordinaire. Dans l’enceinte, près d’une élégante chapelle, se trouvait le donjon, magnifique cylindre de 30 mètres de diamètre sur 55 de hauteur, séparé par un fossé d’un mur circulaire qui l’entourait à sa base. On y pénétrait par un pont à bascule qui ouvrait ou fermait la porte en roulant sur son axe transversal. Au tympan de la porte, un bas-relief, très restauré, représente un
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chevalier luttant corps à corps avec un lion. Les trois étages étaient voûtés à douze nervures chacun. Le mur a plus de 7 mètres d’épaisseur; mais dans cette épaisseur était pris un chemin de ronde permettant de faire le tour des salles sans y entrer. Au centre de chaque voûte était percé un œil très large par lequel on pouvait hisser jusqu’au sommet des hommes et des munitions, au moyen d’un monte-charge. Un parapet fort élevé, percé de vingt-quatre créneaux cintrés en tiers-point, est encore couronné, vers l’intérieur et vers l’extérieur, d’une ample corniche à deux rangs de crochets. Jadis un double glacis, surmonté de quatre clochetons formant le couronnement artistique du parapet, servait d’appui à la toiture qui abritait les hourds, lesquels étaient reçus, et de même aux quatre tours d’enceinte, par des corbeaux en pierre, acheminement vers les mâchicoulis.
Parmi les châteaux du XIII" siècle, nous pouvons signaler, après Coucy et comme lui à l’état, pour la plupart, de ruine ou de fragments : Boulogne-sur-Mer; Lucheux (Somme); Prény (Meurthe-et-Moselle), résidence des ducs de Lorraine avant Nancy; Braisne (tours de la Folie) et Fère-en-Tardenois (Aisne); Yèvres-le-Châtel (Loiret); Semur (Côte-d’Or); Saint-Verain (Nièvre); Bourbon-1’ Archambault (Allier); Chinon, Angers, Fougères; Chalucet, près Solignac (Haute-Vienne); le Coudray-Salbart, près Echiré (Deux-Sèvres); Villandraut (Gironde); Gavaudun (Lot-et-Garonne); Najac (Aveyron); Castelnau-de-Lévis (Tarn); Puivert et les quatre petites forteresses royales du Cabardès (Aude); beaucoup de châteaux de montagne dans la région pyrénéenne; indépendamment de parties considérables ou intéressantes à Bressuire, Parthenay, Orthez, etc.
Montlhéry, en dépit de sa célébrité, due surtout à sa situation et à son histoire, ne fut jamais qu’une construction militaire de troisième ou de quatrième ordre.
Le type du donjon cylindrique est dominant au XIIIe siècle dans le Centre et le Nord de la France. Le donjon rectangulaire est plus usité dans le Midi et souvent s’y fait très mesquin : tel donjon du Couserans, du Comminges ou du Bigorre serait un pygmée à côté du géant de Coucy. A noter pour leur bizarrerie, quoique justifiée, les