Ibid
femme, payante par le cœur et par l'esprit, étouffait dans la gedle du mariage germain ou féodal; dans les cloîtres, elle Tirait, elle agissait; supérieure ou chei d'ordxe, die goaremait. Qui veut juger les femmes doit lire l'histoire des grandes fondations religieuses. Des Uens à admâmstror, des âmes à diriger, des règlements à établir, des voyages à entreprendre, des procès à soutenir, des mémoiiies à rédiger, tout ce qui constitue eofin le mécanisme des fonctions sociales, sinon poiitupMS, deTÎent pour elles une nécessité, et de cette néoeanté elles font une longue suite de vertus.
L'aU)aye de Ftantevrault nous montre, si l'on peut parler ainsi, toute une série d'hommes éminents dans la succession de ses abbesses supérieures; les religieux s'y trouvaient, comme on le sait, vis-à-vis des religi^ises, dans des rapports de soumission, de déférence, même d'obéissance ' .
L'abbesse avait le titre de général de Tordre. ,
L'abbesse administrait seule les biens de la communauté.
L'abbesse pouvait seule recevoir une adepte en religion.
L'abbesse décernait les peines ecclésiastiques et civiles.
L'abbesse choisissait les confesseurs pour les diverses maisons de l'ordre.
Les prieures commandaient aux prieurs, et les religieuses aux religieux, comme l'abbesse à l'abbé. Partout, dans tous les monastères de l'ordre, comme dans toutes les fonctfons des monastères, la supériorité féminine. Les religieux bêchaient la terre et n'en récol-