‹ Histoire morale des femmes (volume 2)Chapitre 28 sur 124 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

3. Isée, Succession de Pyrrhus, ^^n Selon votre jurigprudence, des femmes qui habitaient arec leurs maris , des femmes qui ont été mariées par leurs pères, pouYaient être revendiquées, en verta de la loi, par les plus proches parents, si leur père venait à mourir sans laisser de Arères légitimes, et plusieurs maris se sont déjà vu enlever leurs épouses

dans leurs propreA maisons. «

cession^. Que devenait le consentement de la fiancée au milieu d'une telle législation? Donnée, laissée, reprise, elle était même léguée. Un père, s'il n'avait pas de fils pour héritier, pouvait, par testament, léguer sa fille avec son héritage à un étranger : que dis-je? un mari pouvait léguer sa fenuneàun ami, et la mère de Démosthène fit ainsi partie d'une donation testamentaire faite par s(Mi mari à Démophon^.

Rome était digne d'Athènes. Non-seulement un père romain mariait sa fille malgré elle^, mais encore il avait le droit de rompre l'union formée par lui-même, et de reprendre sa fille au mari qu'il lui avait donné, qu'elle aimait, et dont elle avait des enfants. î C'est impossible, dira-t-on. Oui, impossible morale-

I' ment, impossible humainement, impossible paternellement, mais incontestable historiquement. « Mon père*, « s'écrie une jeune fille romaine, dans Plante, si mon « mari Cresphonte était un malhonnête homme, pour- < quoi m' avoir donnée à lui? S'il est honnête, pourquoi « nous séparer malgré lui et malgré moi? »

Un autre ouvrage de théâtre, le SiichuSy nous fait voir deux jeunes femmes dont les maris sont absents depuis j trois ans, et que le père veut contraindre à se remarier. I « Mon tourment, dit la plus jeune qui s'appelle Pinacia,

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