Id., art
n'en fait rien; il ne songe qu'à rendre plus étroite la dépendance de l'épouse; il ne lui alloueras même une somme proportionnée à sa dot, pour ses dépenses et ses besoins! Donc, qu'une jeune fille riche se marie sous le régime de la communauté avec un homme pauvre qu'elle enrichit, que son contrat ne lui assure pas une pension personnelle, et, si son mari est avare, elk pourra demeurer dans une sorte de misère à côté d( cette opulence qui est la sienne; elle se verra forcée d( lui demander de l'argent pièce à pièce, de vivre d'aumônes pour ainsi dire. On répond par la prévoyance di père qui règle toujoui'S cette allocation. Et si la pauvr< enfant n'a pas de père? S'il ne se trouve pas un ami auprès d'elle à ce moment où la confiance est plus qu'ui plaisir, où elle est un besoin, où ce mot de communauté séduit les jeunes cœurs , la voilà donc livrée sans dé fense à toutes les tentations de sa générosité? La loi nt doit pas supposer le père , mais le remplacer : or, com ment le remplace-t^Ue? En ajoutant mille tyrannie vexatoires et inutiles à tout son système de dépendano générale. La femme, même séparée de biens ^, même se parée de corps, ne peut, sans la permission de son mari aliéner ses immeubles [ un anneau resté dans la chai après la chaîne brisée) *. La femme ne peut disposer pa donation entre-vifs de la plus légère partie de ses biens Une dette de gratitude la lie-t-elle envers un vieillard qu n'a pas le temps d'attendre son testament, désire-t-ell assurer le sort d'une amie que la misère frappe, veut-ell sauver un parent qui l'a élevée? Elle ne le peut pas : il lu