‹ Histoire morale des femmes (volume 2)Chapitre 5 sur 124 · Montesquieu, Sspn/ des lois ^ llv. XVI, ch. !t · texte numérisé non relu

Montesquieu, Sspn/ des lois ^ llv. XVI, ch. !t

cette force. Elle a donné aux femmes des agréments , et a voulu que leur ascendant finît avec ces agréments. »

Rousseau^, en dépit de son spiritualisme, cède à Tesprit de son siècle, et dans la cinquième partie d'Emile, consacrée à la femme, morceau charmant de finesse, de grâce et de profondeur, il -conclut comme malgré lui en ces termes : « La femme est faite spécialement pour plaire à l'homme; si l'homme doit lui plaire à son tour, c'est d'une nécessité moins directe; son mérite est dans sa puissance : il plaît par cela seul qu'il est fort, »

Ainsi la femme est, selon Diderot, une courtisane: selon Montesquieu, un enfant agréable; selon Rousseau, un objet de plaisir pour l'homme ; selon Voltaire, rien.

La Révolution éclata : deux esprits éminents. Condorcet* etSieyès', demandaient, l'un à l'Assemblée, Vautre dans la presse, l'émancipation domestique et même poHtique des femmes; mais leurs protestations furent étouffées par les voix puissantes des trois grands continuateurs du dix-huitième siècle , Mirabeau , Danton et Robespierre.

Mirabeau ♦, dans son travail sur l'éducation publique, s'élève vivement contre l'admission des femmes à toute fonction sociale , et même contre leur présence dans toute assemblée publique.

Danton, disciple sensualiste de Diderot, ne voyait guère en elles que des objets de sensualité.

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