‹ Histoire morale des femmes (volume 2)Chapitre 55 sur 124 · Codepéna · texte numérisé non relu

Codepéna

« de remprisonnement pendant trois mois et deux ans € au plus^. »

L'équité n'a rien à reprendre à ce châÉiment, si ce n'est sa bénignité. Un emprisonnement de trois mois ne suffit jamais, et un emprisonnement de deux ans ne suffit pas toujours pour punir le crime deraldultère. Le soin de la moralité publique et le maintien de la pureté du ménage doivent occuper tant de place dans la pensée du législateur, que, loin d'atténuer sur la tête de la femme coupable le coup de la justice, nous le voudrions plus terrible! Mais le mari? Le mari? Son adultère ne canstitue pas à lui seul une faute. Pour que l'époux soit coupable, il faut qu'il entretienne sa concubine^ dans la maison commune. Qu'on remarque ce mot entretenir; l'article ne dit pas amener, introduire, il dit entretenir^ c est-à-dire installer, loger; hors de là, absolution «empiète. Tout ce que lui demande le Code, c'est de reconduire sa maîtresse cliez elle après le couvre-feu. Par compensation, nous devons le dire, s'il l'établit hardiment, insolemment, au sein du foyer domestique, l'indignation de la loi s'éveille, et le mari coupable d'un tel crime est puni de cent francs à deux mille francs d'amende^ )

Pour apprécier de tels jugements, éIevon&-nou5 ub moment au-dessus de l'esprit matérialiste de la loi; fermons l'oreille aux vaines railleries dumonde, qui« selon sa charité ordinaire , frappant encore sur celle que

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