Digett of Hindu law, t. IL
tuels, car la femme n'est pas seulement la concubine , de riiomme, elle est son esclave; elle lui appartient comme sa chose, cïiose mobile, enviée, jalousée, et dès •, lors éveillant en lui toutes les angoisses attachées à la propriété. 11 faut qu'il la surveille : son honneur autant . que sa passion en dépend. Voilà donc ce dominateur ' livré à toutes les soupçonneuses angoisses du geôlier. Par quels moyen garder les femmes ' *? Ce titre est celui de l'un des plus longs chapitres de la loi indienne, et ne contient pas moins de vingt-cinq pages : € La femme, € dit Naréda, ne reste fidèle à son mari, ni par crainte ^ « de la loi morale, ni par sévère réprimande, ni par « soin de sa fortune, ni par respect pour sa famille, ni « par bons traitements, mais par la seule terreur des « coups et de la prison. Car le néant, le vent, la mort, « les régions profondes, le coupant d'un rasoir, le poi- « son> les serpents, ne sont pas, quand ils sont tous « réunis, aussi méchants que la femme*. » Puis viennent alors des désespoirs demi*hideux, demi-burlesques, qui peignent d'une manière effrayante cet état monstrueux de despotisme d'une part, et de servitude de l'autre, dans les relations de la tendresse. L'homme maudit ces êtres qu'il est condamné à posséder et à aimer, et cependant l'ardeur des instincts matériels et la passion de la propriété, s'accroissant dans son cœur en même temps que la colère, les Orientaux multiplient, comme malgré eux, le nombre de leurs femmes. Les patriarches en avaient deux ou trois; David épouse quatre femmes, puis dix*. Le harem commence chez