‹ Histoire morale des femmes (volume 2)Chapitre 64 sur 124 · Saint Paul, ÉpUre aux Corinthieiu · texte numérisé non relu

Saint Paul, ÉpUre aux Corinthieiu

OU la faim. TeriuUien va plus loin que saint Paul ; une indignation qu il croit sainte s'empare de lui à la vue de la femme^. Dans son emportement, qui calomnie même les caresses maternelles, il anathématise tout ce qui vient de l'épouse, tout jusqu'à ces êtres charmants qu'on aime avant de les connaître, les enfants. » Pas « d'enfants, dit-il, les enfants seront un encombre au f jour où il faudra avoir les pieds libres, et quand la « première trompette de l'ange sonnera, il n'y a que les « vierges qui s'élanceront sans gêne à sa voix, car elles € n'auront aucun fardeau nuptial qui tressaille dans € leur sein ou qui s'agite à leur mamelle % »

Saint Jérôme dépasse encore Tertullien. Ce fougueux martyr de lui-même, qui avait tant souffert par la chair, que, pour la dompter, il se couchait nu sur la terre nue, et demeurait des jours entiers sans nourriture; saint Jérôme réagit! contre cette chair maudite avec toute la fureur de la vengeance. Anathème sur le mariage! Il n'en veut plus. « Mettons, mettons, s'écrie-t-il, la main à la c«cognée*,et coupons par ses racines l'arbre stérile du f mariage. Dieu avait permis le mariage, j'en conviens;

1 . « Femme , dit-il , lu devrais toujours 6lre velue de deuil et de haillons, n'offrant aux regards qu'une pénitente noyée dans les larmes et rachetant ainsi la faute d'avoir perdu le genre humain! Femme, tu es la porte du démon ! C'est toi qui as brisé les sceaux de l'arbre défendu , c'est toi qui , la première , as violé la loi divine , toi qui as corrompu celui que Salan n'osait atlaquer en face, toi enQn à cause (le qui J.-C. est mort. » — Une déicide, un ange fatal éternellement attaciié à l'homme pour le perdre, telle est la femme pour Tertullien, Aussi lui jette-t-il, avec une sorte de terreur, un voile sur le visage ; il veut qu'elle cache « son front toujours, partout, à tout âge : fille, à cause de son père ; épouse, à cause de ses frères ; mère, à cause de 8e«fils. » (Tertullien, Traité de Vornement des femme*.)

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