‹ Histoire morale des femmes (volume 2)Chapitre 94 sur 124 · Actes des marf^rs, liuijiarf · texte numérisé non relu

Actes des marf^rs, liuijiarf

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dans un jour de victoire le visage couvert comme dans un jour de deuîH. Gourant ensuite vers sa compagne, Perpétue la prend par la main, et toutes deux debout et unies, elles offirent une double victime à r.animalquiles achève toutes deux. En vérité, quand saint Jérôme dit que les femmes s'étaient montrées égales à l'homme à l'époque du martyre, il se trompe, elles lui furent supérieures; car soumises comme nous à toutes les tortures du corps, elles pouvaient encore être atteintes par le bourreau jusque dans leurs qualités morales. Souvent le proconsul changea l'arrêt mortel qui frappait une visite < en un ordre de l'exposer au coin des rues comme udc courtisane ', et cette remise de la décapitation sembla même aux juges une aggravation de peine. «Une jeune ^fi fille de seize ans raillait le bourreau qui déchirait son lé corps à coups de fouet : que fait le juge? A boutdesup- ;fe plices et voulant en trouver un plus cruel que les au- |h très, il fait venir un soldat ivre et lui livre cette jeune fille •. « Puisque tu n'as plus qu'une âme, je te supplicierai dans ton àme; à défaut de faiblesses, il te reste n des vertus I » «

Après l'époque des martyrs vint la divulgation de la c | foi et la création du dogme; la puissance féminine s'y f montra plus active encore. Le polythéisme avait été f vaincu dans le cirque; il fallait le vaincre dans lésâmes * l et faire une religion de ce qui n'était encore qu'une g secte divine. Les femmes furent les principales ouvrières [. de cette grande œuvre. En effet, le culte de l'Olympe c reposait presque tout entier sur une seule d^sse, Vénus. |

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