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Tout ce qui se rattache à elle, la sensualilé, le luxe, TaiDour de la table, les plaisirs, les arts mêmes, étaient comme autant d'alliés qui combattaient pour le polythéisme. Semblable à THercule de Prodicus, le monde -foyaitse lever devant lui deux divinités qui l'appelaient en sens contraire : Vénus et Marie. Que Vénus était belle I :que de séductions Tentouraient I A ses côtés marchaient, eoiiége irrésistible, mille jeunes Romaines qui entraînaient Funivers enchanté et corrompu par la seule vue de tant de délices. Portées dans de molles litières, chargées de bracelets et de bijoux % entourées de parfumeurs 'dont la haute stature trahissait une origine étrangère, les cheveux couverts d'une poudre blonde qui faisait ressortir l'éclat de leurs yeux noirs, elles réunissaient sur leur visage la douceur des traits de la femme germaine au feu de physionomie des femmes méridionales. Pour elles toutes les joies de la licence et tous les honneurs de la chasteté ! à la fois mariées et libres, elles prenaient pour époux ou un homme pauvre que sa pauvreté leur ass^rvissait, ou un de leurs esclaves qui tremblait devant elles, ou même un eunuque * à qui sa difformité ôtait tout droit de jalousie ; et sous le couvert de ce mariage apparent, elles se livraient sans crainte à l'emportement de leurs désordres, dont tous les excès étaient absous, et tous les firuits légitimés. Comment arracher les hommes à ces faciles ou splendides jouissances, et qui vaincra ces séductrices du monde ? Sont-ce les prédicateurs ? Sont-ce les brûlantes pages de TertuUien, les traités de saint