TerluHîen. — Saint Jérôme, lettres el \T«\\f%, T^«ràii
Augusliryou de saint Jérôme? Paroles sublimes, mais parolesyil n'y a que les mœurs qui puissent combattre les mœurs ; les femmes seules pouvaient vaincre les femmes I Alors se leva, comme par merveille, le bataillon des femmes chrétiennes. Leui*s noms étaient grands comme leurs projets, leur fortune éclatante comme leurs noms, car il fallait qu'elles possédassent tout, afin de tout quitter. C'étaient les Métella, les Paula, les Fabia, les Marcella ^ : elles s'avancent, si l'on peut parler ainsi, contre l'armée corruptrice, et la lutte commence. A ce spectacle de déportements elles opposent leurs < vertus ; à ces prodigalités , leur dépouillement. Une courtisane se fait-elle porter dans une litière qu'a pu payer à peine toute une succession, Paula traverse toute \ la Palestine montée sur un âne *. Une patricienne dédie-t-elle à Vénus cinq cents esclaves pour le culte de la prostitution ', Mélanie nourrit* cinq mille confesseurs de la foi en Palestine. Les descendantes de Poppée se font-elles suivre dans leurs voyages par des trou- ^ peaux d'ânesses ^ pour se baigner dans leur lait, la descendante des Fabius, Fabiola, se montre dans Rome portant sur ses épaules des pauvres tout couverts de ( lèpre, languissants de maladie ^ et les conduit ellemême à l'hôpital qu'elle a fondé. Chargées de régénérer le monde, ces femmes ont plus que l'ardeur de la cha- «' •rite, elles en ont l'emportement. C'est Mélanie qui se