C-) Beaumanoir
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au premier mot de regret de Tépoiix, ou sinon elle perdait tout droit sur les biens communs , même pour sa soutenance : le mot est textuel ; mourir de faim ou vivre de honte , telle était Talternative que lui laissait le législateur.
Le siècle de la renaissance succéda au moyen âge; que changea-t-il à ce système? Rien. Le monde moderne remplaça la renaissance ; que modifia-t-il dans ces tyrannies? Rien. Le Code parut; qu'institua-t-il contre ces excès ? Rien.
Qu'on lise notre Code pénal, on y trouvera cent articles pour définir et graduer les peines relatives aux délits pécuniaires, mais il ne renferme pas une seule ligne , pas un seul mot qui dise : Le lâche qui abuse de sa force pour frapper sa femme sera puni.
Le législateur écrit, il est vrai : c< Les sévices ou injures graves d'un des deux époux autorisent l'autre à former une demande en séparation. » Mais qu'est-ce que la séparation? Un remède impossible pour les femmes pauvres (la séparation coûte si cher). Un remède mortel pour les femmes riches (la séparation brise toute la vie). Un dénouement désiré par quelques maris ! Oui , il en est qui vont jusqu'à injurier leur femme dans le seul espoir d'une séparation! Là ne se trouve donc ni entrave ni pénalité : en conséquence, que le mari, modéré comme le baron féodal , ménage ses coups de façon qu'ils n'obligent pas sa femme à une cessation de travail ; qu'il ait soin surtout de frapper la victime à huis-clos et sans troubler l'ordre public , personne ne viendra le gêner dans l'exercice de son
privilège; son titre de mari pourra même lui servir de circonstance atténuante. Qu'en advient-il souvent? Que plus d'un ouvrier de campagne ou de ville , modelant sa conscience sur la loi , bat sa femme théoriquement et pour la corriger. Un charretier montrant un jour son fouet , disait : « Voici la paix de mon ménage! — Vous frappez votre femme? lui dit-on. — Sans doute. — Vous n'en avez pas le droit. — Pourquoi? Quand mon cheval ne va pas, je le bats bien. — Votre femme ne peut se comparer à votre cheval. — Non, ma foi, car elle est plus entêtée que lui. -^Qu'iDaporte son entêtement? C'est une lâcheté de se mettre en colère contre une femme. — Ah! monsieur, je la bats, mais je ne me mets pas en colère! » Un pédagogue n'aurait pas mieux dit. A Dieu ne plaise que je prétende faire là le portrait de toute la classe ouvrière; mais, pour plus d'un, battre sa femme est une distraction , un soulagement à sa colère. Tel ouvrier est ivre, il bat sa femme ; il n'a pas d'ouvrage , il bat sa femme ; il est battu , il bat sa femme. J'ai vu une pauvre créature , la femme d'un carrier, qui portait sur sa figure l'empreinte des clous de souliers de son mari. Pendant sa grossesse, il Tavait si cruellement traînée par les cheveux à travers les roches de grès de Fontainebleau, qu'elle était accouchée d'un enfant imbécile , muet , défiguré par les convulsions, et six mois encore après, dès que la voix de cet homme se faisait entendre, le petit idiot tremblait dans les bras de sa mère, comme s'il eût reconnu à son accent celui qui l'avait frappé d'épouvante et presque de mort jusque dans le sein maternel! Eh bien, cet homme ne se
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croyait nullement coupable , il n'aurait peut-être pas battu une autre femme, mais la sienne! c'était son droit de propriétaire , le silence de la loi lui semblait une amnistie.
Après le pouvoir du mari sur la personne de la femme, vient le pouvoir sur ses actions.
Les paysannes disent avec une poétique mélancolie : « Là où le soleil reluit, la lune n'a pas de puissance. » Ce mot est la. traduction populaire de l'opir nion de nos législateurs. Bonaparte parlait en ces termes exprès au conseil d'État (*) :
< Un mari doit avoir un ômpire absolu sur les acw lions de sa femme ; il a le droit de l^i dire : Madame, >' vous ne sortirez pas ; madame vous n'irez pas à 1^ » comédie; madame, vous ne verrez pas telle ou telle » personne ; c'est-à-dire, madame, vous m'appartianw drez corps et âme. »
A son tour, le Code formula ainsi ce système : « Le )^ mari peut contraindre sa femme à le suivre partout » où il lui convient de résider, à habiter où il habite. »
Donc, le caprice du mari arrache-t-il la femme à son pays, à tous ses liens de parenté, n'importe, le maître parle, il faut qu'elle le suive. L'air de ce climat nouveau loi est funeste , mortel même, n'importa encore ; Pothier, le véritable légiste du Code civil, écrit (^) : « Une femme ne peut rien opposer pour » se défendre de l'ordre marital; elle n'est pas même w admise à dire que l'air du lieu où la conduit son >> mari est contraire à sa santé , ou qu'il y règne des » maladies contagieuses. »
(*) Thibeaudeau , Mémoire sur le consulat,
(2) Pothier, traité sur le contrat de mariage, t. U , p. 248.
188 UISTOIUE 310UALE DES FEMMES.
Certes il faut un pouvoir directeur dans le ménage. Si les actes ordinaires de la vie étaient livrés au conflit de deux volontés différentes; si, lorsque le mari veut demeurer à Paris , la femme voulait et pouvait s'établir à Londres, que deviendraient la femille et les enfants, en attendant que l'un des deux maîtres cédât? Mais un abîme sépare Tautorité nécessaire de l'autorité absolue; il convient que le mari ait le pouvoir directeur, soit, mais un pouvoir res-
Eeint, déterminé, contrôlé surtout. Or, il n'y a pas 5 czar aussi omnipotent pour faire le mal qu'un ., mari cruel, le code à la HâB^iai il viole la loi avec la loi même. Supposons un homme qui a une maîtresse #tqui veut l'installer dans le domicile conjugal au mépris de la loi. Que fait-il? Si elle est d'une con- "^ <Ution inférieure , il l'v introduit comme femme de charge; si elle est d'un état plus relevé, comme gouvernante de ses enfants. L'épouse , qui sait tout mais sans avoir de preuves, veut-elle s'y opposer? « Vous » n'êtes rien dans cette maison» , lui dit-il. Le père indigné accourt ; il vient parler au nom de l'honneur et du bonheur de sa fille. — «Vous n'avez aucun droit sur votre fille. » La mère éperdue veut arracher •on enfant à ce séjour ou le partager. — « Je ne le veux pas, répond le maître; je ne veux ni qu'elle vous suive, ni que vous demeuriez auprès d'elle. » Que peut faire la femme? Demander la séparation pour sévices ou injures graves? Eh! si elle n'ose pas , ne peut pas , ne veut pas la demander ! si elle consent elle-même à son ignominie ! Si le législateur a donné au mari un dernier pouvoir qui la contraint à y consentir ! ah ! il y a là un mystère
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on jour de tenir sa jeune femme éloignée des plaisirs, et de consacrer toute sa fortune à la satisfaction de ses propres goûts d'antiquaire, répondit : « Que voulez'Vous, mon cher? Dans un bon ménage, il faut bien que quelqu'un se salifie, et il est juste que ce soit la femme. »
Pour excuse à de telles injustices, on met en avant un sophisme et un principe. Voici le sophisme :
« Un code, dit-on, est sans doute l'expression la » plus générale des mœurs ; mais plus souvent encore » les mœurs contredisent les codes. Que d'existences, » que d'actions en dehors ou à côté des lois ] Les lois » ressemblent à ces faisceaux d'épines, posés en tra- » vers des roules pour barrer le chemin; arrêtent-ils » la marche du passant? Nullement. Les uns prennent » pied» sur le faisceau et le brisent , les autres se font » jour en le dérangeant un peu; le plus grand nombre » saute par-dessus : ainsi de la destinée des femmes. » La charte conjugale proclame l'obéissance de l'é- »pouse; mais en est-il une qui obéisse à son mari? »En principe? sans doute : en paroles? toujours: » mais en réalité? Qui le soutient les calomnie, et on » leur ôterait le meilleur de leur vie si on rayait du »code ce terrible article. Quel plaisir plus vif, en » effet, et mieux approprié à leur finesse, que d'être y> appelée l'esclave et de se sentir la dominatrice ! » Domination de l'esprit sur la matière; domination >Mmpalpable, insaisissable, et d'autant plus digne » d'envie. Notre grossier empire masculin repose sur » de lourds et massifs articles ; mais la puissance de » la femme, où réside-t-elle? Vous ne sauriez pas plus » lui assigner de place qu'à l'àme elle-même. Elle
lui avait dit : « De par la loi , l'autorité paternelle » est tout entière entre mes mains... Or, si vous » n'allez à l'instant demander pardon à celle que vous » avez insultée ; si vbus ne la déterminez pas à res- » ter, j'envoie votre enfant aux colonies et vous ne » le reverrez jamais ! » Ah ! je le dis du plus profond dé mon cœur, un pays où la loi permet une telle barbarie, où l'on peut , le Codé à la main, avilir et torturer ainsi une épouse avec son affection de mère, ce pays-là est. déshonoré, s'il ne réforme pas un tel code !
L'on répond : Mais il faut être un monstre pour se livrer à de tels excès de pouvoir , et la loi ne statue pas sur des monstres.
Sur qui donc statue-t-clle? se#it-ce sur des anges, parhasard? J'ai toujours cru que leCode de commerce supposait des fripons : pourquoi donc le Code marital lie supposerait-il pas des mar s despotes? De quel droit met-elle entre les mains d'un homme une arme terrible et mortelle, ensedisant : «Ce serait un monstre de méchanceté s'il s'en servait? «J'ajouterai mémo plus: il n'est nullement nécessaire pour cela qu'il soit un monstre, et il faudrait qu'il fût plus qu'un homme pour résister à toutes les occasions , sinon de despotisme barbare (les monstres seuls en sont en effet capables), du moins de suzeraineté absolue que lui laissent les lois. Les lois donnent tellement au mari ridée de sa supériorité, elles lui apprennent si bien à se regarder comme le seul personnage important du ménage, qu'il prend son égoïsme pour de la justice, él son je le veux pour de la raison. Un des plus hommes d'honneur que je.connaisse, à qui l'on reprochait
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un jour de tenir sa jeune femme éloignée des plaisirs, et de consacrer toute sa fortune à la satisfaction do ses propres goûts d'antiquaire, répondit : « Qtie voulez-vous, mon cher? Dans un bon ménage, il faut bien que quelqu'un se sa^rifie^ et il est juste que ce soit la femme, »
Pour excuse à de telles injustices, on met en avant un sophisme et un principe. Voici le sophisme :
« Un code, dit-on, est sans doute F expression la » plus générale des mœurs ; mais plus souvent encore » les mœurs contredisent les codes. Que d'existences, » que d'actions en dehors ou à côté des lois ] Les lois » ressemblent à ces faisceaux d'épines, posés en tra- » vers des routes pour barrer le chemin ; arrêtent-ils » la marche du passant ? Nullement. Les uns prennent » pied» sur le faisceau et le brisent , les autres se font » jour en le dérangeant un peu ; le plus grand nombre » saute par-dessus : ainsi de la destinée des femmes. » La charte conjugale proclame l'obéissance de l'é- »pouse", mais en est-il une qui obéisse à son mari? » En principe ? sans doute : en paroles ? toujours : » mais en réalité? Qui le soutient les calomnie, et on » leur ôterait le meilleur de leur vie si on rayait du » code ce terrible article. Quel plaisir plus vif, en » effet, et mieux approprié à leur finesse, que d'être » appelée l'esclave et de se sentir la dominatrice ! » Domination de l'esprit sur la matière ; domination » impalpable, insaisissable, et d'autant plus digne » d'envie. Notre grossier empire masculin repose sur » de lourds et massifs articles ; mais la puissance de » la femme, où réside-t-elle? Vous ne sauriez pas plus » lui assigner de place qu'à l'âme elle-même. Elle
» vient d'un regard, d'un geste, d'une intonation, de » tout ce qu'il y a de plus délicat dans l'organisation » humaine. Proclamez la femme l'égale de Thomme, » la lutte disparaît, et avec la lutte les joies de la con- » quérante ; la voilà ennuyée comme une reine légi- » time. La femme n'est une créature si délicieuse que » parce qu'elle ne peut rien et qu'elle fait tout, etla » fable du lion amoureux doit passer pour une injure » contre elle. Couper les griffes du lion, lui limer les » dents, elle s'en garderait bien; il faut qu'il soit ru- « gissant et terrible, que sa crinière hérissée se dresse » et ondule sur sa tête comme les vagues mêmes de » l'Océan ; il faut que son effroyable gueule soit tout » ouverte par l'appétit du meurtre , pour qu'arrive » une petite main blanche et délicate qui passe ses » doigts dans cette crinière et la fasse tomber , qui » joue avec ces griffes et les fasse rentrer, et amène » la bête furieuse à se coucher comme un chien qui » demande une caresse. Brave lion ! et il se croit le » roi des animaux ! La femme n'a pas môme besoin » d'être aimée par son mari pour le gouverner, il lui » suffit de découvrir la qualité qu'il croit avoir, ce qui » n'est pas difficile, car nous croyons toujours en avoir »au moins deux. Ainsi se rétablit l'équilibre, et les » plus maîtres en apparence, sont conduits en réalité » par les ruses adroites, par les flatteries habiles ot » par les caresses bien placées. »
Nous n'opposons qu'une réponse à cet argument : c'est qu'il est complètement juste. Oui, les manèges habiles, les caresses bien placées rendent aux femmes la part d'empire que nous leur arrachons , et voilà pourquoi il leur faut à l'instant une part do liberté.
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Qu'est-ce en effet que cet empire conquis, sinon le mensonge et le trafic de la tendresse? Par là, tout devient faux dans quelques femmes , le son de la voix, les larmes, la colère elle-même. Perdant jusqu'à la grossière probité des mains, on en voit qui s'accordent avec les marchands, qui prennent les domestiques pour complices , afin de tromper, de dérober et de satisfaire à leur coquetterie avec leur improbité. Dieu avait créé la femme fine , vous la faites fausse ; Dieu l'avait créée insinuante, vous la faites artificieuse ; la femme telle que l'admire la société est un être faussé. Loin donc de nous et ces lois qui violent les mœurs , et ces mœurs que corrompent les lois ! Rendons aux femmes la liberté > puisque la liberté est la vérité ! ce sera du même wup affranchir les hommes. tJne servitude crée tou|<Mirs deux esclaves, celui qui tient la chaîne et celui qui la porte, et le monde fait payer aux maris leur toute-puissance par un préjugé plus lourd que toutes les sujétions de l'épouse.
Chaque jour, en effet, il se passe sous nos yeux un fait inexplicable, ce semble, pour la raiscm. Toutes les trahisons appellent sur celui qui est trahi la pitié ou la sympathie publique : un homme est dupé par son ami , oh le plaint ; un père est abusé par sa fille , on pleure avec lui ; mais qu'un mari soit trompé par sa femme , on rit. Cependant une telle tromperie est peut-être pour cet homme plus que la mort ellemême ; son cœur désespéré saigne, n'importe, on rit. Pourtant cette infortune s'appelle déshonneur, et, par suite dune opinion insensée, la faute de la coupable devient la honte de l'innocent; n'importe, on
rit, et telle est la force de ce ridicule, que, pour l'effacer , il fout que le mari se fasse tuer ou qu'il tue.
D'où vient cette contradiction cruelle? Est-ce de la malignité humaine qui se platt au spectacle des maux d'autrui? Non , puisqu'aucun autre malheur n'excite ces sentiments de raillerie. Elle a une autre cause plus étrange, plus profonde, c'est l'autocratie maritale. L'homme s'est fait donner pleins pouvoirs par la loi ; il peut griller les fenêtres, verrouiller les portes : voilà Bartholo qui apparaît, et avec lui la comédie. Plus il a de clefs à la ceinture , plus l'évasion de la captive est piquante. Le mari est ridicule comme un geôlier qu^on trompe , parce que sa femme est désarmée et touchante comme une victime qu'on embastille. Vrfulez-vous ôter tout le comique du rôle? Ouvrez les portes.
Ouvrez les portes, et soudain la femme coupable tombe sous le coup du mépris public; ouvrez les portes, et le mari remonte à son rang d'homme de cœur trahi , et nous voyons disparaître enfin des mœurs publiques ce préjugé révoltant, qui met notre renommée aux mains d'un autre que nousmême! Quoi! un homme a vécu vingt ans pour le bien , il a servi son pays de sa plume ou de son bras, il a traversé, pur de toute tache, les épreuves difficiles d'une vie de travail , et , parce qu'une femme ingrate, que dans sa tendresse il a peut-être été chercher au sein de la pauvreté , oublie tous ses bienfaits et se souille elle-même, voilà cet homme de bien déshonoré!.... Ah! de l'air!.... l'air de l'indépendance pour purifier le ménage de cette
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iniquité ! Rendons à la femme la responsabilité de ses fautes; rendons au mari la disposition de son honneur , et que raffranchissement soit pour tous les deux la justice.
Cet affranchissement, cette indépendance seront-ils absolus? Non, certes; car une telle liberté serait la ruine de la famille. Nous ne cesserons de le répéter : il faut un pouvoir directeur , mais un pouvoir restreint.
Que les défenseurs légitimes du principe ^e l'autorité (car c'est lui qu'on oppose à toute réforme) cessent donc de s'alarmer. Loin d'affaiblir la règle d'ordre, il s'agit de la rendre plus juste, plus salutaire, plus légitime, donc plus forte, par le contrôle. Tout contrôle est le salut de l'autorité qu'il limite. A côté donc de la puissance maritale sur les actions de la femme , créons comme inspecteur et protecteur, un conseil de famille. Convoqué avec prudence, et seulement dans les cas graves, animé de sentiments d'affection, ce tribunal n'aurait rien de l'éclat dangereux et irritant des jugements publics. Il pénétrerait patiemment dans les détails qui échappent forcément à la justice. La femme se sentant appuyée, aurait moins de caprices de révolte; le mari , se sentant surveillé , aurait moins de fantaisies d'arbitraire; la moralité de tous deux y gagnerait comme leur bonheur, et la création seule de ce tribunal suffirait peut-être pour prévenir la plupart des abus qui l'auraient fait créer.