INDUSTRIE
Marie de Luxembourg, qui avait été mariée au comte François de Bourbon, connaissait bien, pour en avoir usé dans sa jeunesse, la supériorité des produits des manufactures flamandes. Devenue comtesse de Vendôme, elle voulut introduire dans la ville, sa résidence, quelques procédés nouveaux de fabrication. « Klle encouragea le mouvement (( industriel par ses libéralités et son exemple ; elle avait établi « une fabrique d'aiguilles dans la rue au Blé, qui prit alors le « nom de rue de l'Eguillerie, et fait venir de Flandre d'habiles « brodeuses, pour former à ce métier les jeunes ouvrières de la « ville qu'elle se plaisait à réunir autour d'elle, dirigeant et « partageant elle-même leurs travaux. On comptait alors « dans la ville cinquante tanneries, plusieurs manufactures « de draps et de serges et soixante fabriques de gants, dont les « produits étaient recherchés dans toute l'Europe. C'est mer- « veille, dit André Duchesne, du grand trafic de gants que « cette ville fait, non seulement par tout le royaume, mais « même es contrées voisines. » (3)