‹ Histoire municipale de Vendome avant 1789Chapitre 56 sur 80 · DEMELES RELIGIEUX · texte numérisé non relu

DEMELES RELIGIEUX

VERS le même temps, l'attention des habitants de Vendôme fut attirée, à diverses reprises, sur la personne du curé de Saint-Martin, M. Mosnier, qui leur avait obligeamment prêté son concours dans l'affaire du tarif.

C'était un homme instruit. Il était docteur de Sorbonne et doué d'une grande fermeté de caractère et d'une volonté opiniâtre. Appelé en 17 10 à la tête de la paroisse, il s'appliqua à lui faire restituer certains droits et prérogatives tombés en désuétude ou perdus par longueur de temps. Il eut à lutter, surtout avec ses puissants voisins les religieux de la Trinité.

M. MOSNIKR.

CLRn DE SAINT - MARTIN

Suivant un ancien usage, les sermons de l'Avent et du Carême étaient prêches dans l'église de l'abbaye par un prédicateur, ordinairement étranger, auquel la ville payait un honoraire. C'était une atteinte portée aux prérogatives de la paroisse de Saint-Martin, la première de la ville et plus ancienne que le monastère.

Le curé s'en plaignit. Il représenta aux échevins que par suite des modifications qu'il avait fait subir récemment aux dispositions des bancs de son église, celle-ci offrait maintenant un vaste espace libre pour recevoir les fidèles, et qu'il serait avantageux pour la fabrique, qui n'avait que de minimes ressources, de les y attirer, attendu que le produit des quêtes faites à ces sermons serait bien supérieur aux 18 livres que les Bénédictins

DIFFICULTES

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