‹ Histoire municipale de Vendome avant 1789Chapitre 67 sur 80 · CHÔMÉES · texte numérisé non relu

CHÔMÉES

Les avocats.

Les médecins.

Les bourgeois vivant noblement.

Les notaires.

Les procureurs.

Les marchands gantiers.

Les ciriers et apothicaires.

Les marchands de draps.

Les chii'urgiens.

Les orfèvres, tanneurs et épiciers.

Les marchands de bois et maîtres de pension.

Les di'apiers.

Les chapeliers.

Les perruquiers.

Les pâtissiers et boulangers.

Les traiteurs et rôtisseurs.

Les tonneliers.

Les maréchaux.

Les taillandiers.

Les cordonniers.

Les tailleurs d'habits.

Les jardiniers.

Les aubergistes et cabaretiers.

Les bouchers, charcutiers, tripiers.

Les charpentiers, maçons, couvreurs, charrons.

Les menuisiers, vitriers, boisseliers.

Les serruriers, couteliers, poëliers.

Les selliers, bourreliers, cardeurs.

Les chaussumiers, tuiliers et potiers en terre (^).

Peu d'années après, des réclamations furent présentées dans une assemblée du i8 février l'j'jo, contre le grand nombre des fêtes chômées. On demanda que sept fussent supprimées ou transportées au dimanche suivant.

Les échevins furent autorisés à présenter une requête dans

(') Registre 17, folio 10. — Chaussiimier est un vieux mol encore en usage dans le Perche, servant à désigner un chaufournier ou fabricant de chaux, et aussi, par extension, un fabricant de briques et tuiles. (Xote ajoutée).

ce sens à Févèquo de Blois, de concert avec le maire et les échevins de cette ville où la même question était agitée. (T3ibliotlièque de Vendôme, pièce ms.)

Colbert avait supprimé en une seule fois dix-sept fêtes, pour des motifs que l'on trouve relatés dans les instructions de Louis XIV au Dauphin, et où le roi tient un langage qui vaut d'être rapporté :

« ... Le grand nombre des fêtes qui s'étaient de temps en « temps augmentées dans l'Eglise, faisait un préjudice considé- « rablc aux ouvriers, non seulement en ce qu'ils ne gagnaient (( rien CCS jours-là, mais en ce qu'ils dépensaient souvent plus « qu'ils ne pouvaient gagner dans les autres ; car enfin, c'était « une chose manifeste que ces jours qui, suivant l'intention « de ceux qui les avaient établis, animaient dû être employés en « prières et en actions pieuses, ne servoient plus aux gens de « cette qualité que d'une occasion de débauche dans laquelle (( ils consommaient incessamment tout le fruit de leur travail. « C'est pourquoi je crus qu'il étoit tout ensemble, et du bien « des particuliers, et de l'avantage du public, et du service de « Dieu même, d'en diminuer le nombre autant qu'il se pour- « rait ; et faisant entendre ma pensée à l'archevêque de Paris, « je l'excitai, comme pasteur de la capitale de mon royaume, à (( donner en cela l'exemple à ses confrères de ce qu'il croirait « pouvoir être fait. Ce qui fut par lui bientôt après exécuté de « la manière que je l'a vois jugé raisonnable. » {Histoire de la vie de Colbert, Pierre Clément, chap. x, p. 240.)

M. Ferrand administra la ville dans ces conditions jusqu'au m. godinkau, terme légal de ses pouvoirs. Comme ils prenaient fin en 1769, mairb

les notables durent former, dans leur assemblée générale ordi- ^^^ ^'

naire du 1 février de cette année, une liste de propositions pour lui donner un successeur. Les noms avec lesquels ils la composèrent furent ceux de MM. Godineau, procureur du roi honoraire, Day de la Chapelle, officier commensal du roi, et Bûcheron, conseiller en l'élection.

Le roi choisit M. Godineau, qui fut installé le 10 avril 1769. Ses fonctions devaient durer jusqu'en 1772.

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