VILLE
Dès le 14 juillet 1772, l'intendant d'Orléans avait écrit à son subdélégué à A^endôme d'avoir à inviter les officiers municipaux à examiner s'il ne serait pas avantageux pour la ville de racheter ces offices, dont la finance s'élevait, d'après un état qu'il communiquait, à ib.i4o livres (2).
(•) Registre 18, folio 10.
O Registre 18, folio 70.
Le corps de ville, se conformant sans tarder à cette invitation, assembla les habitants le 26 juillet pour leur faire part des propositions de l'intendant. Après les avoir entendues et s'être fait rendre compte du montant des revenus et des charges ordinaires de la ville, ainsi que de la situation présente de ses finances, l'assemblée déclara que, « tout en reconnaissant l'uti- « lité de se conserver la nomination des magistrats, rendue par (( les édits de 1764 et i^jôS, la ville était hors d'état de pouvoir « payer une pareille somme », et elle délibéra aussitôt d'offrir 4.000 livres.
Cette offre fut transmise à l'intendant. Le 10 septembre 1772 il répondait qu'elle lui paraissait tout à fait insufïisante et qu'à raison de la connaissance qu'il avait des intentions du contrôleur général, il n'osait lui proposer d'accorder une réduction plus forte que 8.140 livres, de sorte que si la comnmnauté paraissait disposée à consommer la réunion projetée, il ne s'agirait que de prendre une délibération dans laquelle on inscrirait l'ofl're de 10.000 livres.
Les notables s'assemblèrent à cet effet le i3 septembre ; mais ils ne se trouvèrent pas en nombre pour délibérer et donner une réponse. Dans une deuxième assemblée, tenue le 3o novembre suivant, ils déclarèrent que le dernier effort que pourrait faire la ville pour se procurer la réunion des offices, était d'offrir une somme de 6.000 livres, dont un tiers serait payé comptant, un deuxième tiers un an après, et le troisième au bout de deux ans.
Cette décision fut portée à la connaissance de l'intendant. Il ne tarda pas à faire savoir que l'offre lui paraissait encore insuffisante, insistant d'ailleurs pour qu'elle fût portée à 10.000 livres.
Cette importante affaire fut examinée et débattue dans une assemblée générale, le 24 janvier 1773 (*). Le pi'ocès-verbal porte que le maire et les échevins (2) représenteront au contrôleur général que la ville n'a que les deux tiers de la moitié des
(') Registre 18, folio 70.
(i) Registre 18, folio 87.