‹ Histoire municipale de Vendome avant 1789Chapitre 7 sur 80 · TO · texte numérisé non relu

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ENCEINTE Quoi qu'il en ait été des travaux exécutés à cette époque, on

DE LA VILLE ^^ pcut guèrc tloutcr que la ville n'eût déjà quelques défenses (!)• Il est au moins certain que, deux ans plus tard, on se préoccupa de la pourvoir de murailles. Cela ressort d'une charte que le comte (-) donna au mois de mars 1229, par laquelle il reconnaît que le produit du droit de vire-vire, consistant dans une obole par cinq sols du prix de toutes choses vendues ou achetées (3), que des vassaux et l'abbé de la Trinité lui avaient accordé pour une durée de trois ans, serait exclusivement affecté à l'utilité tant du château que du peuple Vendomois, sans pouvoir être appliqué à d'autre usage qu'à la clôture et fortification de la ville, et que cette concession ne créerait dans l'avenir, ni pour lui ni pour ses liéritiers, un précédent les autorisant à exiger une semblable coutume.

La clôture élevée avec le produit de ce tribut pow l'utilité du peuple Vendomois, fut sans doute la première enceinte de murailles qui protégea la ville. Mais on peut se demander si le peuple Vendomois, qui était si directement et si hautement in-

c'est une preuve de la transformation qui commençait à s'opérer dans le système militaire primitif de la monarchie sous la minorité de Louis IX. L'armée féodale, qui ne devait le service que pendant un temps limité, ne pouvait satisfaire aux besoins de la couronne et lui donner des garanties suffisantes de sécurité, surtout quand elle était, comme alors, en lutte avec les grands feudataires.

Pour se défendre contre leurs entreprises, elle avait commencé à entretenir des compagnies soldées, composées non plus de routiers, mais de chevaliers auxquels elle réunit ensuite des compagnies d'archers et d'arbalétriers. (Ad. Vuitry, Etudes sur le système financier de la France, p. 341.)

0) Si l'on en croit la tradition, la porte chartraine aurait été bâtie du temps ou le jeune monarque Louis IX résidait à Vendôme. — François Forest, doyen des procureurs de Vendôme, qui, sous le titre de Silves, a écrit un volumineux recueil manuscrit de vers, affirme ce fait dans le vers suivant : « Porte ijui doit son estre au grand roi saint Louis » (fol. 186, v°.)

("^) Jean IV de Montoire, i" comte de Vendôme de la maison de Montoire (1218-1240).

(3) Ce texte indique que la taxe était payée à la fois par le vendeur et par l'acheteur, de même que le droit de tonlieu, qui était perçu sur les denrées et marchandises dans les foires et marchés, était payé par le vendeur, et souvent par le vendeur et par l'acheteur. (Etudes sur le régime financier de la France, par Ad. Vuitry, p. 335.)

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