‹ Histoire municipale de Vendome avant 1789Chapitre 8 sur 80 · PROPRIETE DES COMTES · texte numérisé non relu

PROPRIETE DES COMTES

teressé à ce travail, formait déjà une communauté d'habitants ; car on ne voit pas qu'il ait contribue à la dépense. En effet, contrairement à l'opinion de M. de Pétigny, qui a vu dans cette taxe un impôt consenti par le peuple et une preuve que l'autorité des seigneurs n'était pas, comme on l'a dit souvent, arbitraire et illimitée, et qu'ils ne pouvaient établir de nouvelles impositions ou coutumes sans le consentement de leurs vassaux, M. Bouchet, enserrant de près le texte de cette pièce, a démontré que l'historien du Vendomois a fait confusion, et que cette taxe avait été consentie par une classe de vassaux relevant directement du comte, et non par le peuple (').

Le comte, comme on vient de le voir, avait fait bâtir les murs de la

murs de la ville avec le produit du droit de vire-vive. lien était ville

demeuré propriétaire, et avait transmis à ses successeurs son droit de propriété. Cela est prouvé par une charte de Bouchard V, qui, en 1269, permit au religieux de Marmoutier et à leur prieur de Lavardin de construire dans la censive qu'ils possédaient, dans la partie de la ville appelée de toute ancienneté via de Majulleio (2), un mur rejoignant celui des Frères mineurs, avec faculté d'y ouvrir une porte donnant accès pour entrer et pour sortir ; mais il prend soin de spécifier qu'ils ne pourront tirer

(1) Bibliothèque de Vendôme : manuscrits de M. Bouchet, ancien bibliothécaire de la ville.

{-) C'était sans doute une portion de la rue du Change, peut-être voisine du pont Chartrain ; mais on n'a aucun renseignement sur l'emplacement du mur qui rejoignait ceux des Frères mineurs ou Cordeliers, dont la maison est occupée aujourd'hui par les Dames du Calvaire.

Des maisons situées les unes dans la rue du Puits, d'autres entre celte rue et le Loir, étaient tenues à cens du prieuré de Lavardin. Il possédait aussi un four banal à l'angle des rues du Change et des Béguines, où est encore établie aujourd'hui une boulangerie ; l'un des deux moulins situés rue de ta Grève dépendait du prieuré, l'autre du monastère de la Virginité. On les appelait, l'un moulin de Lavardin, l'autre moulin de la Virginité, ou les Petits-Moulins. Ces deux moulins ont été réunis et n'en forment plus qu'un.

L'année précédente (12G8;, le comte Bouchard avait fait don aux Frères mineurs d'une maison sur l'emplacement de laquelle il leur permettait d'élever une clôture et d'y ouvrir une porte. — Cartulaire de Marmoutier, cb. XLDi. et LI, A.

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