Qqintidi. 10. — Décadi
Le décadi, la décade, remplaçait le dimanche du temps passé, et était con^ sidéré comme un jour de repos. Beaucoup de gens, trouvant trop longue, avec raison, une telle période de jours ouvrables, s'habituèrent à faire du quîntidi un jour de demi>repos, si Ton peut dire ainsi.
Revenons un moment aux faits qui ont eu lieu pendant le mois de décem-
(a) BéitoliUioHS dt Pari». ^
{b) Nous donnons l:i rcproduriion exacte d'un c.il«ndricr légumier du u-uip». dont loi ori(;inaux sont ;iujourd'iiui irès-r.ire».
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352 LES BËPRésENTANTs DU PËUiTE. Décembre 1793.)
Quatorze chars, représentant les quatorze armées françaises, s'avancent, lis sont chargés chacun de douze défenseurs de la république et de quarante jeunes filles vêtues de blanc, ayant la ceinture tricolore et portant dans leurs mains les branches de laurier. A la suite de ces chars de triomphe, voici venir les membres de la convention nationale, tous enlacés dans un ruban tricolore tenu par des vétérans; et après se traîne péniblement le char de la Victoire, — portant sur le devant un faisceau national, — et, derrière, la statue de la Victoire elle-même. Le cortège, ainsi disposé, se rend au Jardin natîjnal fies Tuileries), de là au Temple de l'Humanité (les Invalides), puis au champ de la Réunion (Champ de Mars) où il s'arrête. Les quatorze chars, formant son avant-garde, sont rangés autour de l'autel de la Patrie , qui figure le temple de r Immortalité. Bientôt, les jeunes filles descendent des chars et déposent leurs branches de laurier entre les mains des défenseurs de la patrie, tandis qu'un nombreux orchestre exécute diiïérents morceaux de musique et que des chanteurs habiles entonnent un hymne sur la reprise de Toulon, paroles des deux Chénier et musique de Gossec.
La reprise de Toulon, à cause des incidents qui l'accompagnèrent, démontre ce qu'était alors le pouvoir des représentants du peuple aux armées. Envoyés par la convention pour surveiller les généraux, tout ordre émané de leur volonté et signé de leur simple cachet :