De Lajowski, ou Finistère
On peut, en général, juger des sentiments de chaque section par le nom qu'elle porte. Ainsi, les plus exaltées étaient celles de Marat, des saiw-culoltet,
^ADaée 1793.) nootkllks xues. 355
de Lajowtki , de BnitUB, etc. Celle du Temple, comme od sait, était au rang éeê meilleures, et contribua beaucoup i la journée du 2 juin. Voici la carie d'entrée de ses membres.
Ea nouvelles rues républicaine!, à Paris, on trouve une rue Hébert [Pfre Dvchtétu); et de plus, quelques-unes se sont transformées de la manière sui- Taote :
Rue Neuve-de-Richelieu.
Place de la Sorbonne.
Rue NeuTB-Saint-Roch.
Rue Michel-le-Comte.
Rue Notre- Dame-des-Champs
Bue de l'Ecole -de-Hédecine.
Rue Montmartre.
Bue duFaubourg-Montmartre.
Rue des Martyrs.
Bue de l'Observance.
Petite rue Chalier.
Place Chalier.
Bue de la Montagne.
Rue Michel -Lepelletier.
Rue de Lucrèce -Vengée.
Rue de Marat.
Rue Mont-Marat. ■
Rue du Fauboui^-Monl-Marat.
Rue du CbampHJu- Repos.
Rue de l'Ami-du-Peuple (6).
Les déparleuieots, voulant faire preuve de patriotisme épuré, g'éUienI remplis de clubs affiliés i la lociViZ-Wre des jacobins de la capitale. Beaucoup de villes avaient, suivant l'eiemple de quelques-unes, en 1793, pris des noms fépuhlicains, voire même des noms montagnards. Il y avait CAinott-Jo-JIfof»-
356 ASSIGNATS CUBIBCX. (Anoée 1708.;
tagne, Rocher-la-Montagnê, Condat-la-Montagne ; au lieu de Bourg-la-Reine» on disait Bourg -Egalité; au lieu de Bourg-en-Bresse, Bourg-Régénéré; Villejuif s'appelait Commune-Equitable; Cbarleville, Védette-Républicaine ; Créquy-le-Chatel, Commune-auayPiques. Le voyageur pouvait parcourir les villes de Fontenay-le-Peùple, de Rocher-la- Cocarde, de Raison-Temple, du Marché-en-- famine. Quelques conspirations royalistes s'y étaient formées néanmoins, entre autres celle dite de la Régence. Plusieurs lieux s'étaient placés sous l'invocation de Marat: Marat la- Forêt, dans le département de la Nièvre, et le Doubs Marat (a).
Les assignats des provinces ne manquèrent pas d'offrir des particularités. Dans la Vendée, on en voyait avec ou sans l'effigie de Louis XVI et de Louis XVIL AFémy(6], après la prise deTournay, il circula des assignats de quatre sous, avec ces vers en épigraphe :
l'iiisqur de nos tyranÀ tVpousas le» qticrell«», Tnitre, il t'en roùtura Toumay. Mont et Bnuelles.
Sur des assignats d'un sou, on lisait celte sentence éminemment philosophique :
Doit-on re{;rctler l'or, quand on peut s'en passer?
Sur des assignats de deux liards, — car il en a paru d'aussi mince valeur, — était ce vers sentimental :
Ne me refuse point au mendiant qui t'implore {c).
Que direz-vous de cette prière faite par les patriotes lillois, dans un banquet civique?
• Contre nos ennemis, nous ne t'invoquons pas;
■ Dans nos vaillantes maint est le sort des combats : « N'as-ttt pas aux Français commandé le courage?
■ Vaincre, c'est t'o!j<(ir; leur çloiraest ton ouvnige(<f).
A Lille encore, on portait des habits patriotiques, qui se vendaient au profit des pauvres. Ils étaient faits de camelot à petites lignes tricolores.
Dans toute la France, les vrais républicains, ou ceux qui voulaient le paraître, se costumaient en carmagnole, en pantalon, et en veste de chasse. Les plus zélés sans-culottes portaient des sabots, et pour canne un bâton noueux.
fa) Almanach de la convention nationale.
(h) Département de l'Aisne.
(«) Collection de M. Gentil-Dtscamps, ronseiller municipal , à Lille.
'il) Mrm.
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et' JTX. J. Cfifiui^^y.