‹ Histoire-musée de la République francaiseChapitre 53 sur 74 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Le* principes de morale politique p/ofeuét par Robespierre ec le comité de salut public. — Qoeb seat les hommes puissanls de l'époque. — Offrandes faites à la vertu républicaine, VÈgaliM. — Adniversaire du ai janvier 1793. — Rapport de Robespierre sur le cuUe de tÊtn-Supréme. — Réception du décret de l'Etre-Suprème dans les chaumières. — Plan do peintre David pour ÏA^te eu ioprmiriak — La nouvelle Charlotte Corday. — L'Admirai. — iUu de la mère de Dieu.— Véclmireuse, la etuMtaue , la colombei[ le frère servant. — Les deux prophètes de la Mère de Dieu. — Elle meurt. — Célébration de la fête à VÈtre-Supréme. — Idée générale de la cérémonie.

Depuis que le triomphe de la montagne était assuré , que le fédéralisme était rentré dans son marais fangeux, et que la république était bien reconnue une et indivisible , — tous les actes législatifs ou seulement administratifs consacraient les principes montagnards. Robespierre, arrivé au pinacle, avait publié la théorie du gouvernement révolutionnaire (a), sorte de programme indiquant la marche qu'il avait dessein de suivre. Le même homme fit connaître à la convention les principes de morale politique qui devaient être suivis à l'intérieur. Il y établissait la situation des idées patriotiques en France. Selon lui, «les ennemis intérieurs du peuple français se sont divisés en deux factions, comme en deux corps d'armée. Elles marchent sous des bannières de différentes couleurs et par des routes diverses ; mais elles marchent au même but : ce but est la désorganisation du gouvernement populaire, la ruine de la convention , c'est-à-dire le triomphe de la tyrannie. L'unede ces deux factions nous pousse à la faiblesse , fautre aux excès; Tuoe veut changer la liberté en bacchante, l'autre en prostituée.

a On donne aux uns le nom de modérés ; il y a peut-être plus d*esprit que de justesse dans la dénomination à^ultra-révolutionnaire, par laquelle on a désigné les autres ; cette dénomination , qui ne peut s'appliquer dans

(a) Rapport sur Us principes du gow*emement rèitolutionnaire, fait par Robcspicrnf au nom du conilé de salut public.

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