‹ Histoire musicale de la main, son rôle dans la notation, la tonalité, le rythme et l'exécution instrumentale. La main des musiciens devant les sciences occultesChapitre 21 sur 39 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Les origines: le chant de l'arc et la première harpe.

La lyre et la harpe poly cordes.

Le pincer: les doigts et le plectre. Le pincer chez

les anciens. Hj'pothèses. Le pecten

Les harpes, les harpeurs et les harpistes. La harpe solitone et la harpe à pédales de Hochbrucher. La harpe à double mouvement de S. Érard. La harpe chromatique sans pédales. La tenue et le pincer de la harpe.

Les psaltérions : Le kin et le chê des Chinois, le qânon des Arabes, le kinnor des Hébreux, le santir des Persans et la C3'thare des Égyptiens. La lyre du nord. Le t^'mpanon et le zimbalon des Hongrois. Origines du doigter des instruments à cordes. La cithare horizontale.

Les guitares : L'E'oud égyptien, le Poun-goum chinois, la kuitra arabe, la vina indoue, le cithre, la mandoline et la guitare espagnole. Le manche et les sillets divisionnaires. Le pincer des guitares : les doigts et le plectre. Le samsin japonais, le luth, l'archiluth, le théorbe et le chitarrone. La guitare à six cordes. La mandoline et la mandore.

L'évolution des instruments à cordes s'est accomplie suivant les mêmes lois naturelles que celle des instruments à souffle.

C'est peut-être le bruit éolien du vent soufflant la nuit sur leur cabane de roseaux desséchés qui a inspiré aux peuples pasteurs le principe de la. flûte. C'est peut-être le son produit par la détente de leur arc qui a suggéré aux peuples chasseurs l'idée de la première harpe '.

1 La sonorité de l'arc et de sa corde, dit A. Pictet, est un sujet fréquent d'allusions poétiques dans les épopées indiennes et grecques. Un passage védique dit que «la corde tendue sur Tare chante comme une femme». Homère compare le son de l'arc d'Ulysse à la voix de l'hirondelle. Le sanscrit désigne la corde de l'arc par un mot signifiant «celle qui parle». Le Scandinave désigne l'arc par un mot signifiant «le sonore». Enfin, chez les Grecs, tonos, tendon, corde, nerf, signifie également son, ton, accent. (« Les orig. Indo-Europ.,0 H, p. 280.) Les Hottentots sa servent encore d'une harpe à une corde, dont ils font sortir les harmoniques au moyen de leur souffle.

A ces instruments primitifs et nécessairement monophones, c'est-à-dire ne pouvant produire qu'un son, succède l'instrument multiple, organisme formé d'une série d'éléments simples ; tels sont la flûte de Pan et la harpe polycorde.

Enfin le secret des sons est découvert; sous les doigts de la main humaine, le tube sonore et la corde vibrante s'allongent ou se raccourcissent à volonté ; et il a suffi de trois trous et d'un manche pour opérer cette évolution. L'instrument simple et synthétique est inventé : c'est la flûte à trois trous, c'est la viiiâ hindoue, Ve'ond égyptien, le /nt/i européen.

Les doigts, condamnés à remplir dans le jeu des instruments à souffle l'office modeste de bouchetrous, vont jouer avec les instruments à cordes un rôle prépondérant, en produisant le son, en le modifiant et en l'enrichissant d'une gamme de nuances expressives. Les doigts, en rapport direct avec le cerveau humain, transmettront à la matière la pensée de l'artiste et la forceront à parler l'audelà du langage.

Les anciens avaient plusieurs manières de faire résonner les cordes de leurs (yres et de leurs harpes. Ils les ébranlaient avec les doigts ou à l'aide d'un plectre.

Primitivement le plectre désignait un bâton court servant à frapper les corps sonores, ainsi que l'indique son étymologie hellénique plcctroii

LA MAIN ET LES INSTRUMENTS A CORDES PINCÉES l53

(de plcssô, frapper) , où semble retentir encore l'écho phonomimique d'un choc.

Non seulement les anciens frappaient les cordes avec le plectre, ce qu'ils appelaient /or/5 canere (jouver en dehors'), mais ils inséraient aussi les pointes du plectre entre les cordes pour les soulever, les pincer, ce qu'ils nommaient intiis canere (jouer en dedans).

Le jeu instrumental offrait donc plusieurs combinaisons : 1° le pincer opéré par les doigts des deux mains; 2" le pincer par les doigts d'une main et par le plectre de l'autre main.

Probablement le rôle du plectre consistait-il à ébranler les cordes graves, les notes mâles. Dans la plupart des monuments c'est la main droite qui tient le plectre, pendant que la main gauche pince les notes aiguës de la mélodie.

Le rôle du plectre dans la musique antique est loin d'être parfaitement connu et la vue des formes variées qu'il affecte sur les monuments fait naître dans l'esprit mille h3'pothèses. N'est-il pas permis de supposer que le plectre ait également servi à raccourcir les cordes en leur servant de sillet

* De nos jours les Basques frappent les six cordes de l;:ur tambourin avec un bâton recouvert de velours.

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fransposiieur F En suppléant, par ce moyen, à l'absence d'une touche, les anciens n'auraient fait que devancer l'invention des crochets transpositeurs, que les modernes ont eu l'idée d'appliquer à la harpe.

A-t-on donné une explication satisfaisante du petit outil dentelé dont parlent Virgile ' et Juvénal-, \tpecicn (peigne, carde)? Rich suppose que \t peclen était la même chose que le plectre ^ ; mais la structure dentelée de cet instrument ne nous permet-elle pas de lui supposer une destination spéciale, telle que de barrer ou de pincer plusieurs cordes à la fois?

Le nom de la harpe (du grec arpadzein, saisir violemment, enlever de vive force) renferme une double onomatopée, exprimant à la fois l'effort des doigts arrachant de son repos une corde tendue et la résistance élastique qu'elle oppose à cet ébranlement. On disait autrefois liarper pour jouer de la harpe*, et les virtuoses de cet instrument se nommaient harpetirs.

Pendant longtemps on a pincé de la harpe, aujourd'hui on joue de la harpe. Les harpistes se sont même fait un jeu de décapiter leur instrument favori pour euphoniser leurs arpèges.

Il y eut des harpes de toutes les dimensions,

» Virgile (.En. VI. G47).

2 Juvénal (VI, 382).

3 «Dictionnaire d'antiquités». Rich.

♦ Ce verbe a écé conservé dans le jargon des vétérin lires. (V. «L'Argot musical». E. G.)

depuis les harpes portatives que les Egyptiens plaçaient sur leur épaule et celles que les trouvères suspendaient à leur cou pour accompagner leurs fabliaux et leurs ballades, jusqu'à la grande harpe que les prêtres de Thèbes jouaient debout.

Le nombre des cordes des anciennes harpes varia de 4 à 25. Actuellement, la harpe à double

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mouvement d'Erard ne compte pas moins de 46 cordes, composant une échelle diatonique de six ■octaves et demie; mais afin que la vue puisse guider le toucher au milieu de ce dédale, on a imaginé de colorer tous les ut en rouge et tous les fa en bleu.

Les anciennes harpes ne pouvaient faire entendre que les sons de la gamme diatonique naturelle. L'impossibilité d'augmenter le nombre de ses cordes pour 3^ intercaler les sons intermédiaires les condamna longtemps à être solitones.

Au siècle dernier, on imagina de faire mouvoir par la main un système de crochets pouvant monter les cordes d'un demi-ton. Mallieureusement, pour manœuvrer ce mécanisme, la main était forcée de quitter le cordier. Ce grand inconvénient disparut en 1720 avec la harpe à pédales de Hochbrucker. Grâce à la découverte de ce facteur, le pied devint l'auxiliaire de la main 1.

En 1811, S. Érard perfectionna le pédalier en créant la harpe à double mouvement, composée de sept pédales, non comprise celle de la soupape. Chaque pédale permet d'élever à volonté toutes les cordes d'un demi-ton ou d'un ton, ce qui dote cet instrument d'une échelle chromatique complète.

1 Les Grecs de l'antiquité se servaient d'un appareil tournant sur lequel étaient fixées des lyres accordées dans différents modes. Cet appareil se manœuvrait avec le pied.

On comprend que l'exécution rapide de cette gamme y soit rendue impossible par la difficulté d'en manœuvrer les pédales.

La harpe chromatique a été longtemps la pierre philosophale des facteurs. Plusieurs siècles avant l'ingénieuse invention des pédales, on crut avoir résolu le problème avec la harpe double. L'essai n'eut aucun succès, car les cordes de cette harpe, disposées dans deux plans parallèles, paralysaient le doigter de l'exécutant, dont chaque main ne pouvait agir que sur la moitié de Tinstrument.

En 1845, H. Pape imagina un projet de harpe chromatique sans pédales, dont les cordes étaient disposées en deux plans se coupant à angle aigu. Malheureusement l'habile inventeur, préoccupé sans doute d'équilibrer le tirage du cordier, avait mis, dans chaque octave, un nombre égal de cordes, ce qui donnait à la succession de chaque série une incohérence qui en eût rendu le doigter impraticable '.

La solution de ce difficile problème vient d'être enfin trouvée par M. Lyon, le savant directeur de la maison Ple3'el. Les 78 cordes de sa harpe chromatique sans pédales, comprenant une étendue de 6 octaves 1/2, sont disposées dans deux plans se croisant vers leur milieu, comme les deux jambages

• Le i"^"" plan de cordes comprenait les sons do, ré, mi,, fa 3, sol jt, la 5, et le second plan, do i, ré |i, fa, sol, la, si.

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d'un X. Dans un plan sont tendues les 46 cordes blanches de la série des sons naturels, et dans l'autre plan sont les 82 cordes, teintes en noir, de la série des sons altérés, dièses ou bémols.

Les cordes blanches et les cordes noires alternant dans le même ordre que les touches blanches et les touches noires d'un clavier de piano, l'œil du harpiste peut discerner avec la plus grande facilité toutes les notes du cordier. De plus, chaque main de l'exécutant possède à sa disposition toute la série des sons chromatiques. La main droite agit sur les sons naturels au-dessus de la ligne d'intersection des plans, et, au-dessous, sur les sons altérés. La main gauche actionne les notes en sens inverse.

La harpe Lyon constitue donc un progrès et, bien que cette conquête de la main ne puisse s'accomplir qu'au prix d'une révolution dans le doigter, je pense qu'elle contribuera à populariser l'étude d'un instrument poétique un peu trop délaissé par notre époque et peut-être à lui ouvrir de nouvelles perspectives artistiques.

Le rôle de la main dans le pincer de la harpe a suivi la même progression que dans le jeu des autres instruments. Primitivement on a joué de la harpe avec une seule main, pendant que l'autre soutenait l'instrument. Les notes étaient pincées successivement.

11 est impossible que les anciens^ en jouant de

leur harpe ou simplement en l'accordant, n'aient point été frappés par l'harmonie des consonances naturelles (octave, quinte, dixième) et n'aient point songé à en tirer parti dans leur exécution instrumentale. Alors les deux mains entrèrent en fonction et les notes furent pincées simultanément.

Jusqu'au commencement de ce siècle, les harpistes avaient jugé le petit doigt trop court pour l'admettre à l'honneur du pincer. C'est à une femme, à un aimable bas-bleu, M"^^ de Genlis, que revient la gloire d'avoir plaidé la première et gagné la cause de ce paria*.

Aujourd'hui l'auriculaire émancipé a le droit de plaquer et d'arpéger avec ses conjoints des accords de cinq notes. Les cordes graves de la harpe étant les plus éloignées de l'exécutant, c'est maintenant au petit doigt qu'est dévolu l'honneur d'attaquer les notes graves de la basse. Si l'instrument était disposé en sens inverse, cet office serait naturellement rempli par le pouce. Mais alors se présenterait un inconvénient plus sérieux; les notes aiguës se trouvant trop éloignées de l'exécutant, cette position, en le forçant à étendre continuellement les bras, lui causerait une fatigue insurmontable.

Les sons harmoniques s'obtiennent sur la harpe en effleurant avec la partie charnue de la main le

> Nouvelle méthode pour apprendre à jouer de la harpe en moins de 6 mois de leçons, par M™'= de Genlis (i8o5,\

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milieu ou le tiers de la corde que l'on pince avec l'index ou le médius de la même main.

La position parallèle des mains du harpiste est plus favorable que la position symétrique que le pianiste est contraint de donner aux siennes. La musique de harpe s'écrit, comme celle du piano, sur deux portées musicales contenant la partie grave destinée à la main gauche et la partie aiguë réservée à la droite.

A côté des lyres et des harpes se déroule la nombreuse famille des psaltérions : le kin et le chê chinois, le qânon arabe, le kinnor hébraïque, le santir persan, la ciihare égyptienne, etc.

Dans les lyres et les harpes, les cordes, reliées simplement par une de leurs extrémités à la table sonore, sont tendues dans l'espace et peuvent être librement attaquées de tous côtés par le plectre ou la main.

Dans les psaltérions, les cordes, couchées sur une boîte sonore, sont reliées par les deux bouts à la table d'harmonie qui en augmente la résonance.

La structure de la lyre du nord, dont une partie de la longueur des cordes s'étend au-dessus de la caisse sonore, nous semble un type de transition entre les deux familles instrumentales '.

• Bien qu'on n'ait mentionné la lyre du nord qu'au IX» siècle, nous pensons que l'origine de cet instrument remonte à une époque bien antérieure.

LA MAIN ET LES INSTRUMENTS A CORDES PINCÉES l6r

Le pincer du psallérion s'exécutait avec la main et le plectre. Frappé par deux plectres, il se transforma en instrument de percussion, le iympanon (en allemand, Hackbrett), et, plus tard, donna naissance au piano. Les Hongrois l'ont perfectionné et leurs tsiganes l'utilisent encore sous le nom de zimbalon.

Non seulement c'est aux psaltérions que revient l'honneur d'avoir engendré le clavecin et le piano, par la simple adjonction d'un clavier, mais peutêtre leur doit-on encore le premier doigter des instruments à cordes. Expliquons cette assertion qui peut, au premier abord, sembler paradoxale.

La corde du psaltérion étant parallèlement voisine du plan de la table, rien n'était plus facile à l'exécutant que de raccourcir cette corde en y appuyant un doigt et d'en faire sortir tous les sons de l'échelle musicale. Les premiers essais durent être laborieux, mais, après mille tâtonnements, quelque ingénieux inconnu parvint enfin à assurer la justesse du toucher et à triompher des extensions de la main, en glissant sous les cordes une toxiche garnie de sillets.

Tel est encore de nos jours le psaltérion dont l'Autriche a fait son instrument national, la cithare horizontale, ou zitJier. Pour la jouer, les mains accomplissent à la fois une double opération: le doigter et le pincer. C'est la main gauche qui exécute la mélodie en opérant le doigter sur les quatre

cordes tendues sur la touche à sillets; et le pouce de la main droite, armé d'un plectre soudé à un dé, pince ces cordes pendant que les autres doigts l'accompagnent en arpégeant des accords sur les vingt-quatre cordes à vide qui complètent l'instrument '.

Avec les instruments à cordes à ntauche, l'évolution des mains entre dans une nouvelle phase. Elles y jouent deux rôles distincts et simultanés: la production et la modification du son par le raccourcissement mathématique de la corde. Pendant que la main droite fait parler la corde, la main gauche crée, pour ainsi dire, de nouveaux sons.

La famille des guitares comprend un grand rrombre de types qu'on a classés d'après la variété de leurs formes. Cependant, au point de vue de leur jeu, tous ces instruments reposent sur le même principe, depuis VE'oud des Egyptiens, le Ponn-goiim des Chinois et le Ktiitra des Arabes jusqu'à la V'ina des Indous, depuis le luth, le cithre et la mandoline jusqu'à la guitare espagnole. La main gauche y occupe sur le manche une position conforme à la hiérarchie des doigts et, puisque le pouce est presque toujours exclu de l'exécution, c'est à l'index qu'est dévolu le rôle le plus impor-

1 Remarquons dans le Jeu de la Zilher le rôle important que le petit doigt de la main gauche est forcé d'accomplir, à titre de premier doigt.

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tant dans le doigter '. Sous la pression des doigts, la corde s'abat sur l'arête d"un sillet destiné à assurer la justesse du son et à faciliter l'action de la main. Sans la présence de ces sillets disposés parallèlement sur la touche, la plupart des accords seraient impraticables, à cause de l'écartement qu'ils exigeraient des doigts*. Pour jouer dans certains tons, on est même forcé de barrer les cordes avec le pouce et l'index de la main gauche.

Le pincer s'opère de la main droite, soit avec un plectre, comme dans VE'oud d'Egypte, le samsin du Japon et la mandoline, soit directement avec les doigts, comme dans le lidli et la guitare. Dans ce cas, c'est au pouce qu'est réservée la tâche d'attaquer les notes de la basse sur les cordes graves. C'est le pouce qui faisait sonner les cordes à vide attachées au second cheviller de Varchiliith, du tliéorbe et du chitarrone.

Le nombre des cordes de ces instruments en rendait l'accord fort laborieux. Mattheson prétendait plaisamment qu'un luthiste, âgé de 80 ans, avait certainement passé 60 ans de sa vie à accorder son instrument ^ A ce compte-là, les Chinois et les

' Dans le doigter de la I'îh.i, les Indous ne se servent que de l'index et du médius de la main gauche. L'auriculaire sert à pincer la corde à vide placée latéralement.

* Les sillets de la Vhia sont mobiLs et se fixent provisoirement sur la touche avec de la cire.

* Das neu erôtînete Orchester (i7i3;.

Arabes auraient usé toute leur existence à se mettre d'accord; les 5o cordes de leur c fié et les 76 cordes de leur qânon laissent bien loin derrière elles les 28 cordes de Yarcliihith.

La guitare, n'ayant que 6 cordes, son jeu est moins compliqué. Le pouce de la main gauche du guitariste reste inactif ainsi que le petit doigt de la main droite qui repose sur la table d'harmonie pour servir d'appui à la main. Cependant les Paganinis de la guitare ne se font pas faute d'employer ces deux doigts. On a tenté de rendre cet instrument omnitone par l'invention des guitares à trois manches {harpe- lyre) montés chacun d'un jeu de cordes accordées en différents tons.

La mandoline et la mandore ne sont pas comme la guitare des instruments harmoniques. Leurs cordes se pincent avec un plectre appelé me'diator.

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