I. Bell. Gall.y VII, xxxviii
trouver créance^ il fallait que les Éduens eussent une bien triste opinion de César. Les crimes et les trahisons dont il s'était rendu coupable en diverses circonstances rendaient, à coup sûr, vraisemblables les nouvelles que le chef Hiduen fit porter à Bibracte. Tout autre homme que le proconsul s'indignerait en racontant ces faits. Lui, César, reste absolument impassible. C'est avec sérénité qu'il nous rapporte qu'on a traité lui et les siens de brigands {latrones *). Pour qualifier la conduite de Litavic il ne trpuve qu'un mot, mendaciuniy imposture, mensonge, et il l'emploie dans une plirase brève et sèche. Nous ne croyons pas nous tromper en avançant qu'au fond de l'âme César devait avoir une certaine considération pour l'ennemi qui avait su ourdir une pareille trame.
Eporédorix que Litavic prétendait avoir été frappé par César, appartenait à la plus haute aristocratie éduenne. Le bruit de sa mort devait donc provoquer l'indignation de tous les colliers d'or et amener leur défection. Quand des difficultés surgirent à Bibracte, lors de l'élection de Conviclolitan, Eporédorix s'était montré un partisan résolu de ce candidat de la noblesse. Viridomare, dont il a été également question, s'était, au contraire, déclaré en faveur de Cot. Il est à croire que dans cette circonstance il fit preuve de talent, car le proconsul et son ami, le druide Divitiac, comprirent qu'il était nécessaire de se l'attacher par les. liens de la reconnaissance. Viridomare, dont la naissance était bien moins illustre, jouissait de beaucoup de crédit auprès des siens. Il fut ébloui par les honneurs dont César le combla à la prière du prêtre éduen. Ces deux jeunes hommes qui se disputaient le premier rang, sur l'ordre spécial du générai romain étaient venus le rejoindre au camp de Gondole, dès les premiers jours du siège. *
Eporédorix avait été informé du dessein de Litavic. César ne prend pas la peine de nous dire comment. Il vint au milieu de la nuit trouver le descendant de Vénus et des rois pour le prier de ne pas souffrir que « son pays, séduit par
l. César, Bell. Gall, VII, xxxvm.
les mauvais conseils de quelques jeunes gens, abandonnât Falliance des Romains. Ce malheur est à craindre, si tant de milliers d'hommes vont se joindre à l'ennemi. Xeur sort ne pourrait être indifférent à leurs proches; la nation même n'y resterait pas insensible. »
La position de César devenait fort critique. Il comptait sur les Eduens pour approvisionner son armée, et voilà que cette puissante confédération, jetée entre ses bras par la jalousie séculaire qu'elle portait auxÂrvernes, allait presque inévitablement se tourner contre lui. Avec quatre légions sans bagages et toute sa cavalerie, c'est-à-dire plus de trente mille hommes, le proconsul se porta au-devant du corps de Litavic. Ce dernier, avec ses dix mille hommes s'était remis en marche pour aller rejoindre l'armée de Vercingétorix; Les légions firent environ huit lieues avant d'atteindre les Éduens. Dès que César les aperçut, il disposa sa cavalerie de manière à fermer la route à tous ceux des ennemis qui voudraient fuir vers Gergovia, mais avec la recommandation expresse de ne tuer personne. Puis ordonna à Eporédorix et à Yiridomare de se placer devant le front de ses troupes pour se montrer à tous leurs compatriotes. Le mensonge de Litavic fut ainsi dévoilé. Tous les guerriers de son armée jetèrent leurs armes et implorèrent la clémence du proconsul. Ils se montrèrent prêts à livrer le traître qui les avait entraînés dans cette fatale entreprise. Litavic, voyant ce revirement, s'enfuit à toute bride, suivi de ses soldures et de ses ambactes.
César se hâta d'envoyer des messagers à Bibracte pour détruire le mauvais effet des fausses nouvelles que Litavic avait donné l'ordre de répandre. Le proconsul vQulait qu'on sût de quelle grandeur d'âme il avait fait preuve en pardonnant aux* dix mille Eduens qui voulaient rejoindre Vercingétorix. Il nous apprend dans ses Commentaires qu'ils avaient évidemment mérité la mort.
La clémence de César en cette occasion nous semble bien problématique. Quel avantage eût-il retiré d'un massacre? Aucun. En regardant les choses de près, ne s'aperçoit-on pas au contraire qu'il eût, par une sévérité déplacée, gran-
dément indisposé contre lui la nation éduenne, chaque jour plus portée à répudier Talliance de Rome. De quoi d'ailleurs étaient coupables les guerriers de Litavic? De rien. Les résultats obtenus en cette occasidn par le proconsul étaient très considérables, puisqu'il avait empêché un renfort de 10 000 hommes de pénétrer dans la place qu'il assiégeait. Il avait dû ce succès à la rapidité de ses mouvements. U crut qu'il devait continuer avec promptitude et n'accorda que trois heures de repos à ses soldats avant de reprendre à leur tête la route de Gondole.
Vercingétorix ayant appris que César n'avait laissé derrière lui que deux légions sous les ordres de Fabius avait ordonné une attaque générale. César était encore à quatre lieues environ de ses positions quand des cavaliers vinrent le mettre au courant de la situation. Elle était presque dés* espérée. En effet, toute l'armée gauloise avait fondu sur les retranchements. Les premiers corps engagés, au moindre signe de lassitude étaient relevés par des troupes fraîches, tandis que les deux légions combattant sans relâche, à cause de la grande étendue du camp qui obligeait les mêmes hommes à rester constamment sur le rempart, étaient épuisées. Les fameux archers gaulois avaient couvert de traits les légionnaires doi^t beaucoup avaient déjà mordu la poussière. Le récit que César nous donne de la furieuse attaque dirigée par Vercingétorix nous fait supposer que le camp eût été emporté sans les machines de guerre dont l'armée romaine était, nous le savons, abondamment pourvue et qui jouaient chez les anciens, toute proportion gardée, le même rôle que chez nous, l'artillerie.
Quand la nuit fut venue, d'après ce que rapportèrent les cavaliers dépêchés vers César, les Gaulois se retirèrent; mais il était évident que l'attaque recommencerait le lendemain, encore plus furieuse. Fabius avait fait fermer par des palissades deux des quatre portes du camp et avait ajouté des parapets aux remparts .
César précipita sa marche et avant l'aube fut de retour à Gondole, ce qui empêcha l'armée de Vercingétorix de renouveler sa tentative.
Tandis que nous laisserons le proconsul passer la trisie revue des survivants de ses deux légions, Tavant-veille encore si nombreuses, nous nous transporterons au coeur du pays éduen.
Les courriers envoyés par Lîtavic avaient de l'avance sur ceux de César. Â la nouvelle du prétendu massacre du corps d'année que la Confédération avait fournie, une émeute eut lieu à Bibracte. Les Romains assez nombreux qui s'y trouvaient furent traînés en prison ou même mis à mort. Convictolitan apporta ouvertement son concours aux révoltés. Un tribun militaire, M. Âristius, qui rejoignait sa légion sans doute avec un détachement et s'était arrêté à Cabillon (Chàlons-sur-Saône actuel), fut attiré hors de la ville ainsi que tous ceux de ses compatriotes que leurs affaires avaient appelés dans cette place de commerce importante. Ils furent attaqués, harcelés nuit et jour et virent leurs bagages pillés. Cette poignée de citoyens romains fit bravement son devoir, à ce que nous assure le proconsul, et un grand nombre des assaillants fut tué. t^est au moment même où l'insurrection allait gagner tout le pays éduen que la preuve des mensonges de Litavic arriva à Bibracte. Il y eut un complet revirement des esprits que peut expliquer l'extrême mobilité de caractère que les auteurs anciens ont toujours reconnue à nos pères. Le parti de Divitiac profita de la stupeur générale pour reprendre de l'ascendant.
Le corps d'armée que Litavic avait voulu faire passer à Tennemi était tout entier entre les mains de César. On savait qu'il n'avait pas voulu qu'on en châtiât les soldats. Nous avons montré qu'évidemment un massacre ordonné aurait été contre le but qu'il poursuivait. Hais on comprenait que chacun de ces dix mille hommes était par le fait un otage. César. nous dit qu'il était maître de toute leur troupe {interim nuntio allato omnes eorum milites in potestateCœsaris teneri). On conçoit que les Eduens, qui savaient de quoi le proconsul était capable, dussent craindre pour ceux des leurs qui étaient au camp de Gondole. De nombreuses députations se rendirent vers Âristius pour protester de leur innocence et désavouer les guerriers qui avaient pris les armes
contre les Romains. On rechercha les objets qu'on avait volés aux marchands venus d'Italie et établis dans les villes de la Confédération. Les biens de Litavic et ceux de ses frères furent confisqués.
Une sorte d'ambassade se rendit même auprès de César qui la reçut avec une grande bonté, quoiqu'il sût fort bien, nous dit-il, que de toute part des projets de guerre se tramaient sur le territoire éduen. Cet aveu du proconsul nous montre que le premier saisissement dont les druides et les nobles n'avaient pas manqué de profiter avec leur habileté ordinaire n'avait pas tardé à se dissiper. Lorsque le calme se fut un peu rétabli, on comprit quelle faute on avait commise en ne persévérant pas dans la révolte, et de nouveau, on prépara un autre soulèvement. On pourrait supposer avec raison que toutes les peuplades restées jusqu'alors indécises allaient tôt ou tard prendre les armes pour fondre sur l'armée romaine que le proconsul avait dû fractionner en deux corps dont l'un, nous l'avons vu, avait été mis par lui sous le commandement de Labiénus. Il est probable que les nouvelles reçues à Gondole des légions engagées dans une lutte contre les Parisiens et les Sénons étaientloin d'être rassurantes. La résistance opposée par le vieux Camulogène l'inquiétait. Le proconsul en vint à penser qu'il allait être bientôt enveloppé par toutes les forces de la Gaule. Il pensa — nous dit-il — aux moyens de s'éloigner de Gergovia et de réunir toutes ses troupes, sans que sa retraite, qui n'était causée que par la crainte d'une défection, pût ressembler à une fuite.
César s'indigne quand il songe qu'on a pu croire ui^ seul instant à son désir de lever le siège à*Avaricumy et voilà qu'il nous avoue tout ingénument qu'il a failli renoncer à sa lutte contre les Arvernes. Si nous insistons sur ces assertions, 'c'est qu'à nos yeux elles ont beaucoup de valeun Elles nous aideront à décider quelle foi il conviendra d'accorder aux phrases héroïques que nous verrons bientôt dans la bouche de César.
 Avaricum le proconsul ne fut sauvé que par un de ces coups de fortune que rien ne faisait prévoir et qui fut, nous
devons le reconnaître, habilement exploité par lui. La ville fut emportée d'assaut par surprise. En un mot, il eut grandement à se louer de la Fortune; il eut de la chance.
A Gergovitty il crut qu'une semblable occasion se présentait à lui. Un jour qu'il inspectait les travaux de la Roche Blanche, il s'aperçut qu'une colline d'ordinaire occupée par l'ennemi et les jours précédents entièrement couverte de troupes très nombreuses, était pour l'instant presque abandonnée. Son étonnement fut grand et il en demanda la cause aux transfuges gaulois qui abondaient dans son camp. En effet beaucoup d'hommes qui en secret tenaient pour les Romains à cause de quelque intérêt personnel et qui pourtant, forcés parle sentiment populaire, avaient été forcés de suivre les contingents de leurs peuplades, à l'armée de Vercingétorix, désertaient aussitôt qu'ils pouvaient le faire et venaient trouver le proconsul. Ils étaient assurés d'être reçus par lui avec faveur, car il avait le plus grand intérêt à être toujours exactement renseigné sur ce qui se passait dans Voppidum,
Nous pensons que la hauteur dont par le César doit être le Puy de Jussat situé entre la Roche-Blanche et Rizolles. Nous nous trouvons sur ce point en contradiction avec l'auteur de la Vie de César. Ce dernier voudrait que l'endroit dont il s'agit dans le texte des Commentaires fût rattaché à Rizolles même. Ceci nous paraît inadmissible. Le Pen-Tiern ne dut jamais dégarnir de troupes des positions qui par le col des Gaules donnaient dans Gergovia. Il est vrai que les transfuges semblent désigner à un certain endroit le col de Rizolles, quand ils nous apprennent que les hauteurs dont il est question étaient peu accidentées et que par un passage étroit et boisé, on arrivait à une des portes de la ville.
11 est possible que le style de César soit, par certains côtés, très remarquable, mais nous lui dénions une qualité : c'est la clarté. A chaque instant, surtout dans le 7* livre, le lecteur est arrêtée par des passages extrêmement obscurs; évidemment cette obscurité est voulue :
Ce que Ton conçoit bien s*énoiice clairement Et les mots pour le dire arrivent aisément.
a dit Boileau; nous n'ignorons pas non plus que César était un orateur habile, il pouvait donc écrire avec une grande clarté. A sa décharge, nous devons dire cependant que le proconsul, qui veut tromper ceux qui liront ses Commentaires, et qui certes manquent souvent de franchise, s'embarrasse dans les mots qu'il emploie. Pourtant les réticences contre lesquelles nous nous heurtons ici ne sont pas volontaires. Elles proviennent d'une habitude trop invétérée, et du mépris qu'il avait de la géographie. Il ne conçoit point qu'il y ait de l'intérêt à décrire exactement le lieu où une scène se passe.
Pendant la nuit le proconsul envoya des détachements de cavalerie dans la direction du Puy de Jussat, et leur donna l'ordre de mener grand bruit. Au point du jour, tous les muletiers et tous les valets du camp sortirent avec quelques cavaliers. On les avait équipés de façon que de loin les Gaulois cantonnés sous les murs de Voppidum pussent les prendre pour des légionnaires. Enfm une légion fut ostetisiblement s'embusquer dans les bois qui étaient situés au pied du Puy de Jussat. Il devint évident pour Vercingétorix que César voulait tenter d'enlever par un coup de main une hauteur dont la possession lui importait beaucoup. Mais alors pourquoi avait-elle été dégarnie de troupes? Il est à supposer que les jours précédents, le Pen-Tiern avait craint une attaque contre le plateau de Rizolles lui-même et qu'il avait cru devoir y masser toutes ses forces, quitte, une fois l'alerte passée, à faire réoccuper le Puy de Jussat.
Tous les efforts de Tarmée assiégée se tournèrent donc vers la position menacée qu'il fallait sauver à tout prix. C'est ce que voulait César qui fil cacher toutes les -enseignes et les signes trop apparents de ses légions. Par petits détachements elles passèrent du camp de Gondole à celui de la tloche*Blanche. La cavalerie éduenne reçut l'ordre de faire une démonstration sur l'extrême droite, c'est-à-dire de l'autre côté du mont de Gergovia. C'est de ce côté que depuis la perte de la Roche-Blanche les Gaulois menaient surtout paître leurs chevaux sur les contreforts qui s'appuient sur le plateau même qui portait la ville. Bien que de ce côté la
montagne fût extrêmement abrupte, Voppidum avait pourtant une porte et un chemin.
Les positions gauloises situées en face de la Roche -Blanche se trouvèrent bientôt dégarnies de la plupart de leurs défenseurs, puisqu'on ne pouvait pas supposer que c'était surtout sur ce point que les Romains voulaient diriger leurs efforts.
De la Roche-Blanche aux murs de Voppidum, il y avait douze cents pas, c'est-à-dire 1 kilomètre 777 mètres, si l'on ne tient pas compte des sinuosités du terrain, mais les guerriers n'avaient point laissé libre tout cet espace. A micôte, ils avaient élevé un mur de six pieds de haut. On trouve encore les débris de ces fortifications dans un endroit qui porte le nom de Domaine de Gergovia, Les campements ne descendaient point jusqu'à elles. Ils s'échelonnaient au pied même des remparts sur ces espèces de terrasses, d'immenses rampes dont nous avons parlé. Ils ne se touchaient pas. Entre les tentes des différentes tribus, il y avait des espaces laissés libres. Le Pen-Tiern, en assignant à chacun des contingents réunis sous ses ordres des lieux séparés, espérait de la sorte éviter les disputes et les rixes, toujours trop fréquentes dans des armées composées comme l'était la sienne d'éléments divers.
Bientôt César donna le signal de l'attaque, et les légionnaires se précipitèrent brusquement dans la plaine qui s'étend entre la Roche-Blanche et Voppidum. Le proconsul attachait tant d'importance à la bataille qu'il engageait, que presque toutes ses forces furent lancées à l'attaque. Les retranchements furent promptement conquis. Nous savons qu'ils étaient à peine défendus. Trois camps tombèrent successivement entre les mains des assaillants. Dans l'un d'eux se trouvait Teutonat, le roi des Mitiobriges. Quand les Romains tentèrent leur hardi coup de main, il faisait sa méridienne. Il s'en fut à moitié habillé, eut son cheval blessé sous lui et n'échappa qu'à grand'peine. César prétend qu'il donna alors le signal de la retraite, mais qu'il ne fut pas entendu des légions, qui animées par ce premier succès, furent bientôt rendues sous les murs mêmes de Voppidum.
Gergovia n'avait rien qui la distinguât des autres villes gauloises. Elle était entourée de remparts, excepté du côté du nord que des rochers de basalte se dressant sur la crête même de la montagne défméaMil naturellement. Les fouilles entreprises en 1861 ont amené la déeeuverte de trois portes situées au sud, au sud-ouest et à l'onest^. Monnier, dans son Vercingétorix, nous parle d'une quatrième porte dont il aurait découvert remplacement et qui se trouvait au nord. Nous l'avons déjà signalée. Quand nous étudierons les événements qui se passèrent à Bibracte, lors de la grande Assemblée des députés de toute la Gaule, nous nous efforcerons de dépeindre une cité gauloise.
L'alarme était grande dans la ville. Les femmes se précipitèrent sur les remparts. Elles croyaient déjà que Gergovia était prise et jetaient aux assaillants des riches étoffés et de l'argent.
*— Epargnez-nous! — s'écriaient-elles. — Et ne faites pas comme à Avaricum, où vous avez tué les femmes et les enfants 1
Quelques-unes, s'aîdant de main en main à descendre des murailles, vinrent se rendre aux légionnaires.
César nous affirme qu'il avait recommandé à ses soldats de ne pas se laisser emporter par leur ardeur et par la soif du pillage. Gergovia était l'antique capitale de ces rois Arvernes dont les richesses étaient légendaires. Lucius Fabius, centurion de la huitième légion, quelques instants avant l'attaque, avait déclaré « qu'excité par les récompenses données dans Avaricum^ il ne laisserait personne escalader le mur avant lui. Ayant pris trois de ses soldats, il se fit souleverpar eux et monta sur le rempart; puis leur tendant la main, les fit monter un à un^. "»
Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur les paroles du centurion Fabius. C'est à dessein que nous les avons traduites textuellement. Elles nous servent à établir que César, qui après coup rédigea ses Commentaires, avait
1 . Aucler, Notes sur les ruines découvertes sur le plateau de Ger^ govie, Clermont, 1862. * •