BelL ML, VII, xlviu
passible, Vissue du combat! Mais il dépendait peut-être de lui que cette issue du combat fût heureuse!
Les Gaulois assaillirent les Romains avec une fureur sans cesse croissante. Non seulement tous ceux de leurs ennemis qui avaient escaladé le rempart en avaient été précipités, mais encore les légions perdaient du terrain. Le désordre se mit dans le^irs rangs, quand sur leur flanc découvert, elles virent apparaître le corps de cavalerie éduenne dont nous avons parlé au commencement de notre récit. Tous les hommes avaient le bras nu en signe de paix, mais leur costume était le même que celui des guerriers de Vercingétorix. Il y eut une méprise qui coûta cher aux légions. €omme elles ne formaient plus une masse compacte elles ne tardèrent pas à se trouver dans la position la plus critique. Il arriva même qu'elles finirent par être enveloppées. M. Petreius, centurion de la V* légion, s'ouvrit au prix de ses jours avec quelques hommes intrépides seulement une route au milieu des Gaulois. Sa charge impétueuse les arrêta un instant. C'est par ce chemin tout jonché de cadavres que ce qui restait de troupes romaines engagées put redescendre dans la plaine. A cette attaque du rempart, nous dit le proconsul, périrent quarante-six centurions.
La retraite fut désastreuse pour les Romains, qui sur les flancs de la montagne furent constamment poursuivis par les Gaulois. César prétend que dans toute la journée il ne perdit que sept cents homiçes; mais ce chifl*re nous semble absolument faux. Il est hors de toute proportion avec celui des officiers tués. De plus, le proconsul n'eut certainement pas levé le siège de Gergovia, s'il n'avait eu à déplorer qu'une perte aussi légère.
César dut éprouver plus qu'une défaite. Vercingétorix lui infligea un désastre véritable. Si l'on s'en rapportait aux Commentaires y il faudrait admettre que la X* légion établie non loin de Merdogne *, aurait avec le concours de la treizième arrêté la poursuite des Gaulois et repris même un peu l'oflensive. Il nous semble bien difficile d'admettre le récit