‹ Histoire nationale des Gaulois sus VercingétorixChapitre 111 sur 190 · Napoléon III, Vie de César ^ t. IT, p · texte numérisé non relu

Napoléon III, Vie de César ^ t. IT, p

de César. Cinq ou six mille hommes de troupes fraîches, il estvraiy mais évidemment ébranlées par le spectacle qu'elles avaient eu toute la journée sous les yeux, ne devaient pas pouvoir grand'chose pour arrêter Télan de troupes victorieuses. Il ne paraît pas que la cavalerie éduenne ait pris part à l'action. Le désastre des légions dut l'impressionner vivement. Parmi les hommes qui la composaient, beaucoup depuis longtemps n'aimaient guère les Romains. Il est donc à présumer que ce corps dont les charges auraient pu être si utiles, se retira sans combattre. Ce qui le prouve, c'est que quelques jours plus tard elle fait défection et remet Litavic à sa tête.

Il est certain que la bataille fut aussi acharnée dans la plaine que sur les flancs du mont de Gergovia.

De quelle voix enthousiasmée devaient chanter les bardes qui voyaient la victoire couronner leurs efforts!

M. Desjardins voudrait même que César ait été un instant le prisonnier d'un Gaulois et que son épée soit restée comme un trophée de leur victoire entre les mains des barbares *. A l'appui de son opinion il cite Plutarque, et Servius, le commentateur de l'Enéide. Il ne nous semble pas être bien inspiré dans le choix des auteurs dont il met les noms en avant. Plutarque dit positivement que les faits que nous venons de relater d'après M. Desjardins eurent lieu dans la dernière partie de la VIP campagne, c'est-à-dire pendant la retraite de César vers Tllalie., Servius ne précise rien. Il raconte que le proconsul, alors qu'il combattait dans les Gaules, cum dimicaret in Gallia, fut enlevé par un ennemi, et ab hoste raptus^. D'après le récit que nous a laissé cet auteur, il est impossible de préciser l'endroit où le futur vainqueur de Vercingétorix a couru un tel danger. Nous admettrions plutôt que le fait en question se rapporte au combat de cavalerie dont César nous parlera plus tard et auquel Plutarque fait évidemment allusion.

César ne fut sauvé que parce que vers le soir, toujours en

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