‹ Histoire nationale des Gaulois sus VercingétorixChapitre 112 sur 190 · Servius, ad Aneid., XI, vin · texte numérisé non relu

Servius, ad Aneid., XI, vin

combattant, avec les débris de son armée, il put regagner le petit camp de la Roche-Blanche. Le Pen-Tiern, dont la victoire était complète, et qui, au surplus, voyait ses troupes harassées de fatigue, les ramena dans leurs campehients.

Quel accueil elles reçurent dans la ville sauvée ! Le souvenir du massacre des légions resta longtemps présent à la mémoire des Arvernes. Sidoine Apollinaire, qui vivait au VI* siècle de notre ère et qui était Gaulois, bien qu'il fût gendre de Tempereur Avitus, ne peut dans ses écrits s'empécher de parler avec enthousiasme de la gloire de ses compatriotes.

~ Arverne! s'écria-t-il, tu ne le cèdes à personne sous les armes comme soldat de pied ; tu remportes sur tous, comme cavalier. J'en prends à témoin César, dont la fortune chancelante fut si près de succomber, lorsque le légionnaire romain précipité du haut ' de la montagne s'arrêta à peine dans son camp. ».

On ne peut pas dire plus clairement que César prit la fuite.

C'est ce que nous apprend aussi Orose, un historien qui vivait à la même époque. Son affirmation est aussi formelle; seulement, par une étrange distraction, il confond Gergovia avec Alésia.

On a donc grandement raison de vouloir qu'une statue de Vercingétorix se dresse sur le haut plateau de Gergovie. Il faut que cette montagne devienne sacrée pour tous les Français. Il faut qu'elle soit un lieu de pèlerinage national; car ce héros de vingt ans qui se nomme Vercingétorix est le grand saint de la Gaule.

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