BuUiol, la Cité gauloise, p. 174 et
3. Voyez la préface du Grand mystère de Jésus, par M. de la Villemarqué.
premier mercredi de mai. A notre époque il n'est pas rare, en effet, que des rixes ensanglantent cette partie du mont Beuvray, connue sous lé nom de Terrasse.
Ainsi que toutes celles des autres villes gauloises, les maisons de Bibracte se composaient, la plupart du temps, d'une seule pièce tenue avec assez de soin. Nous avons dit précédemment que pour constituer l'habitation d'un chef, il fallait tout un ensemble de constructions peu éloignées les unes des autres. Dans les oppida, elles formaient comme un îlot, un petit quartier. Dans ces maisons, il n'y avait guère que des tables rondes, des escabeaux, et parfois aussi un coffret.
Le plateau du mont Beuvray est divisé euytrois parties par des sortes de vallées. Chacune d'elles avait un usage particulier. Sur l'une s'élevaient les beaux quartiers de la ville avec leurs voies soigneusement empierrées. L'usage des chaussées macadamisées remonte aux Gaulois. Loin de cette partie, il en existait une autre qui formait comme une ville à part, et qui était habitée par des ouvriers métallurgistes et émailleurs. Sous des hangars assez vastes étaient d'importantes fonderies. Les émailleurs, ou pour parler plus exactement» les nieileurs, demeuraient dans de misérables échopes, dont la porte était maintenue à sa place en dedans par une chaîne» Ce procédé est encore usité en Italie. Leurs ateliers étaient souterrains. 11^ croyaient donner plus de prix à leurs ouvrages en cachant soigneusement à tous les veux « le secret de leur fabrication. Les orfèvres formaient un des plus importants corps de métier de la vieille cité. Ils s'entouraient d'une sorte de mystère et devaient vivre confinés dans leur retraite, à la manière des alchimistes du moyen âge. Leurs maisons offrent une particularité étrange. D'après les hauteurs des murs et l'absôBce de fenêtre et de porte, il est avéré que le doreur descendait dans son étroit atelier par une échelle et il ne recevait le jour, sans doute que par des lucarnes rondes et san^ châssis*. » Les druides eux-mêmes se plaisaient à exécuter