Garenne, Bibracte
% Uoppidum de Bibracte, p. 37 et 38.
taireSy il est ^dit positivement qu'à la uouvelle des revers essuyés par les Romains, on avait envoyé ouvertement des députés à Gergovia pour faire avec le jeune vainqueur un traité de paix et d'alliance : legatos ad Vercingetorigem misses de pace et amicitid concilianda publiée missos. Il n'y avait pas eu d'arrière-pensée de la part du vergobreith. Le peuple voulait qu'on s'alliât avec les Arvernes triomphants pour chasser les ennemis communs, Les nobles au premier moment ne purent pas agir. Ils furent débordés. Après la destruction de Noviodunum, i\s reprirent quelque influence à cause du soin qu'eurent Éporédorix et Viridomare de faire sonner bien haut cette action qui, à les entendre, était aussi glorieuse que la bataille de Gergovie. Le ton des guerriers députés alors vers le Pen-Tiern est tout différent. Nous voyons que Vercingétorix fut prié de venir conférer avec les chefs éduens sur les moyens de soutenir la guerre : petunt a Vercingetorige Mduiy ad se veniat rationisque belligerendi commtmicet^.,.
Les conseils tenus par les chefs assemblés ne purent avoir aucun résultat. Vercingétorix se heurtait sans cesse à l'orgueil des brenns éduens. L'ascendant que lui donnaient les succès qu'il avait remportés sous les murs de Gergovia lut assez grand pour qu'il fit demander par le peuple la réunion des députés de toute la Gaule.
Nous remonterons par la pensée le cours des âges, et nous nous transporterons dans l'enceinte où siègent les guerriers qui représentent toutes les fractions de la grande patrie. C'est à dessein que nous écrivons ce mot. La patrie fut véritablement fondée pour nos pères à partir de cette grande Assemblée. Trois trjbus seulement n'y furent point représentées. Celles des Rémois, des Lingons et des Trévires. Les deux premières de ces peuplades crurent de leur intérêt de rester fidèles aux Romains, la dernière était menacée par les Germains *.
Le plateau du Champlain, pour l'appeler par son nom