Vie de César, xxiv
Noiis passerons en revue à peu près toutes les opinions de quelque valeur qui ont été émises à ce sujet.
L'opinion la plus accréditée est que Voppidum des Mandubiens, en un mot Alesia, occupait la colline où est bâtie Alise -Sainte -Reine, en Bourgogne. C'est là, sur ce plateau, qu'on a dressé une statue de Vercingétorix due au ciseau du grand sculpteur Aimé Millet.
D'autres auteurs pensent retrouver ce même emplacement à Alaise près de Salins en Franche-Comté.
Quelques savants repoussent également ces deux solutions et veulent qu'Alaise ait été dans le département de l'Ain, non loin de Nantua, et croient fermement retrouver les i^uines de cet oppidum à Izernore.
Dans l'est, on a voulu voir dans Novalès (Haute-Savoie) une autre Alésia.
Comme si ces quatre emplacements ne suffisaient point pour embrouiller la question, on en a proposé un autre qui pendant de longues années tomba dans un oubli mérité. De nos jours on a tenté de lui rendre un peu de vie. Ce cinquième emplacement se trouverait dans le département du Gard, comme le lecteur pourra s'en convaincre par ce qui suit :
En 171 5, Ours de Mandajors fit paraître un mémoire* dans lequel l'auteur revendique hautement pour la ville d'Alais l'honneur d'avoir si longtemps arrêté le proconsul.
Ours de Mandajors ne manque point de citer des textes à l'appui de sa thèse. Strabon en main, il nous soutient qu'Aiesia, le grand oppidum mandubien, était situé sur les confins des Cévennes*.
Le second écrivain de l'antiquité dont il invoque le témoignage, est Dion Cassius qui, en effet, nous dit qfte : « César voulut marcher sur-le-champ contre les Éduens; niais arrêté par la Loire, il se dirigea du côté des Lingons,
i. Ours de Mandajors, Eclaircissements sur la dispute d'Alyse en Bourgogne et de la ville d^Alez dam les Sévennes en Languedoc au sujet de la fameuse Alésia assiégée par César,