Bdl. Gall., \lly Lxxin, traduct. d*Artaud
ordres du grand Pea-Tiern. Il avait conçu un plan grandiose. Une levée en masse devait être faite, et une armée nombreuse .ainsi réunie. Elle eût marché en toute hàle au secours d'Alésia; l'assiégeant se fût à son tour trouvé assiégé par des forces telles, que sa défaite eût été irrémédiable.
L'intérêt oligarchique, particulariste, contraria cette grande vue patriotique. Les nobles ne voulurent pas d'une levée en masse. Ils décidèrent qu'on fixerait un contingent pour chaque tribu. « Ils craignaient, nous dit César, dans la confusion d'une si grande multitude, de ne pouvoir aisément ni la gouverner, ni se reconnaître, ni la nourrir *. :» Nous n'avons guère besoin de montrer combien ces motifs allégués sont odieux. Il y en a un pourtant, le second sur lequel nous devons un instant nous arrêter. Vercingétorix ne voyait dans tous les citoyens des confédérations que les fils d'une seule et même patrie de la Gaule. Les colliers d'or eux connaissaient les Gaules. Ils ne^ voulaient point de cet appel aux armes qui eût confondu tous les clans dans un grand tout qui eût été l'armée nationale.
Nous avons vu qu'à Gergovia même toutes les tribus campaient séparément.
Pour marcher au secours d'Alésia, il fallait un effort commun ; il fallait une véritable armée, et non pas une agglomération de contingents commandés par leurs chefs respectifs et trop souvent envieux les uns des autres.
César nous donne une liste, probablement très enflée, des forces gauloises.
Le» Éduens (Bourgogne centrale, et Nivernais avec leura olieniSjles Ambarres (Bresse) et les Aulerkes Brannovikes (nord du département de TAin, durent fournir ensemble '. 35 (MX)
Nous ferons remarquer qu'il n'est pas question ici des Handubiens, qu'on a tant voulu mettre dans la clientèle des Éduens. Par contre, ne serait-il pas naturel de faire habiter