BelL Gall.y VII, lxxv
les Aulerkes Brannovikes au lieu même qu'on donne pour demeure aux Mandubiens, c'est-à-dire au mont Auxois, que nous savons être peu éloigné de la Brenne, une rivière dont le nom rappelle la première syllabe du mot Brannovikes.
Le s Arvernes , avec leurs clients, les (Jadtir^ues (Quercy), les Cabales (Gévaudan) et les Yellaves (Yelay), furent taxés à '.. 35000
Les Séquanes (Franché-Comté), les 5enones (Champagne méridionale, Gâtinais et Puisay), les Bituriges-i (Berry), les Santones (Saintonge, Angoumois), les Butènes (Rouergue) et les Camutes (Perche et Orléanais occidental), chacun 1^ 000 ; ensemble 72 000
Les Bellovakes (Beauvaisis et Telle) imposés à 10.000 n'en envoyèrent que 2 000
Les Pictones (Poitou), les Turoni (Touraine), les Parisii (Parisis), les Helvié (Vivarais), chacun 8000, ensemble 32 000
Les Suessions (Soissonnais, Laônnais, Valois, Goëlle, Noyonnais), ou, suivant d'autres manuscrits, les Eburons (bords de la Meuse), les Ambians (Amienois, Santerre, Ponthieu, Vimeux), les Médiomatrikes (Messin), les Pétrocores (Périgord), les Nerviens (Hainaut Brabant), les Morins (Morinie, Boulonnais et Flandre maritime) et les Nitiobroges) (Agénais), chacun 5000, ensemble 35 000
Les Aulerkes Cénomans (Maine) 5 000
Les Atrebates (Artois) 4 000
Les Veliocasses (Yexin Rouennais),les Lexoviens {Lieu' vin. Auge) et les Aulerkes Eburouikes (pays d'Evreux et Auche), chacun 3000, ensemble 9 000
Les Raurakes (Sundgau et canton de Bâie) et les Boïens (Nivernais méridional, petits peuples qui ne formaient pas civitates)^ chacun 3000, ensemble. . . 6 000
Les peuples qui habitent les côtes de l'Océan et que les Gaulois appelaient ArmoriccB civitates, parmi lesquels sont : Les CuHosolites (duché de Penthièvre, départementdes Côtes-du-Nord), les Redones (pays de Rennes, département d'I Ile-et-Vilaine), les Ambivaretes (Avranchais), les Caletes (Caux et Bray), les Osismiens (Léonnais et Cornouailles, département du Finistère), les Lémovices d'Armorikes (Vendée-Bocage, Gâtine ?); selon d'autres manuscrits il faudrait ajouter les Veneti (Morbihan). Quelques éditeurs ont supposé au lieu de Lémovices le nom
HISTOIRE NATIONALE DES GAULOIS. lit
des Namnetes (Nantes et Retz, département de là Loire Inférieure); mais de ces deux peuples, Tun ne figure pas dans les manuscrits, et l'autre ne se rencontre que dans les manuscrits de la seconde classe; ceux de la première classe portent Osismiens^ Lemovikes Unelles. — Enfin les Unelles (Cotentin, la Hague) chacun 3000, ensemble ' 30 000
Il y a beaucoup à dire sur cette liste qui est bien inexacte . Nous pensons qu'à Texemple des Bellovakes, certaines nations ne durent pas envoyer les contingents demandés; d'autres, au contraire, obéissant aux ordres de Vercingétorix durent se lever en masse. César aussi, dans l'intérêt de sa gloire dut forcer le chiffre de Tarmée envoyée contre lui. Au surplus, il varie dans ses appréciations. En effet, au chapitre Lxxvi, il nous apprend que l'armée gauloise de secours se composait de 240 000 fantassins et de 8000 cavaliers. Nous voyons donc un écart de 27 000 hommes avec le total précédent.
Nous voyons aussi que les contingents les plus forts sont ceux des Éduens et des Arvernes. « Il est bien évident que c'est un fait voulu, l'égalité des forces fournies par les deux cantons qui pouvaient prétendre à l'hégémonie; Les contingents, comme nous le fait très bien remarquer F. Monnier * « sont d'autant plus nombreux qu'ils sont plus dévoués aux Éduens, et moins dévoués à la cause ^nationale. Les Bretons, qui favorisaient la cause d'Ambiorix, ne fournirent que 6000 hommes. Mais quand il s'agira des Boïens, alliés des Éduens, le chiffre s'élèvera à trente mille. »
Nous ne pensons pas qu'il faille voir dans la liste donnée par César un groupement autre que celui des chiffres.
Ce que nous croyons fermement, par exemple, c'est que tout le temps que dura l'organisation de l'armée de secours,
1. La liste des contingents j^aulois se trouve dans le chapitre Lxxv du Vile livre. Nous avons adopté la forme de liste que le lecteur vient de voir afin de pouvoir totaliser les chiffres des contingents fournis par les diverses peuplades de la Gaule.