Encore un chiffre qui ne nous parait pas exact
Fia. 149. — V«nln|[élorix, diai un manuDl do rivcrie, firdroit 1e> Dulhsun de sa pairie.
songent qu'à s'établir sur leurs terres et dans leurs villes, à leur imposer un joug éternel.
» Ils ne connaissent point d'autre traité. Si vous ignorez le sort des nations lointaines, regardez près de vous; voyez cette partie de la Gaule qu'ils ont réduite en Province : elle a perdu ses lois, ses coutumes; soumise aux haches romaines, elle gémit sous une servitude qui ne finira point ^ >
Tel est ce discours qui, suivant César, est d'uire effrayante et singulière atrocité {ejus singularem ac nefariam credu^ litatem)*. >
Est-ce bien à cet homme qu'il appartient de parler de la barbarie des autres ? Quand les Mandubiens furent chassés de r.oppidum, ainsi que tous ceux que leur faiblesse et leur âge rendaient inutiles à la défense, on vit une armée de malheureux venir se présenter aux portes du camp romain. Ces femmes, ces enfants, ces vieillards imploraient « avec prières et avec larmes, l'esclavage et du pain ^ >. César, que le discours de Critognat indigne, mit des gardes sur les remparts et défençlit qu'on les reçût. En cette circonstance, il se montra donc horriblement cruel. Il n'avait . point d'excuse.
Les défenseurs de Voppidufn se résolurent à user de tous \es moyens avant d'en venir à celu^ que proposait le vieux guerrier arverne. Quels hommes étaient ces assiégés, qui plutôt que de se rendre, envisagèrent froidement, résolument, l'éventualité où ils pourraient se trouver un jour de se nourrir de la chair de leurs compagnons^morts de leurs blessures ou d'épuisement et qui se résolurent à le faire, si les secours tardaient trop, plutôt que de se rendre ou d'accepter la paix !
Au surplus. César, dont le camp était largement approvisionné, en parle bien à son aise. Nous rappellerons que plus d'une fois dans Thistoire, la loi inexorable de la nécessité a fait recourir à cet affreux expédient. « Les croisés eux-mêmes,
1 Bell. Gallf VII, Lxxvir.