Bell, gall., VU, lxxxui
2. Gravot, Etude sur VAlésia de César. Le$ ^ofWftiws. ^ ... ^
de notre récit. Il faut que nous parlions de la dernière lutte où la victoire se déclara en faveur du proconsul. Il faut, hélas ! que nous fassions tomber toute la responsabilité de la grande catastrophe sur trois brenns gaulois, c'est-à-dire sur trois traîtres à la Patrie.
Comm, Eporédorix et Viridomare, nous l'avons dit, commandaient en chef avec Vergasillaune. Ce dernier fut chargé avec 60 000 hommes de tourner le plateau de Sanognat pour fondre sur les positions romaines, qu'occupaient les soldats de C. Ântistius Reginus et de C. Ganinius Rebibus. Comm, Eporédorix et Viridomare étaient des traîtres, c'està-dire des misérables dignes du plus grand mépris.
L'Arverne partit le soir, en silence, marcha toute la nuit, et quand vint l'aube, donna quelques heures de repos à ses troupes. Comme la chose avait été convenue, à midi Vergasillaume descendit à la hâte la pente du coteau de Samognat et arriva « aux lignes romaines encore existantes à peu près vers l'emplacement moderne du hameau de Condamine-la- Belloie».
« A l'heure marquée, les cavaliers sortirent dans la plaine et le reste des troupes gauloises se rangea en bataille à la tête du camp ^. C'est là ce que nous apprend César.
Comm, Viridomare et Eporédorix ne pouvaient pas rester dans une inaction complète; aussi firent-ils semblant de prendre une part à la bataille qui allait s'engager. Ils prirent donc position, mais avec l'intention évidente, bien arrêtée, de laisser écraser l'Arverne Vergasillaune, qu'ils haïssaient à cause de sa nationalité d'abord, puis et surtout parce qu'il était parent de Vercingétorix.
Qu'on retourne de mille façons le récit du proconsul, qu'on l'examine mot à mot, il est impossible d'arriver à une autre conclusion. César a vaincu les Gaulois non tant à cause de la supériorité de ses engins, de ses machines de guerre et de ses] armes, non aussi par la valeur de ses lé-