Bell. Gall., VI, lxxxvui
440 UISTOIRE NATIONALE DES GAOLOIS.
Les guerriers que Vercingétorix avait laissés dans Yoppidum prévinrent ceux des leurs qui attaquaient les lignes romaines et qui avaient su se maintenir sur les positions conquises. Le Pen-Tiern comprit que tout était bien fini cette fois, et la mort dans l'âme, il donna le signal de la retraite.
Les Gaulois des corps d'armée de Gomm, d'Éporédorix et de Viridomare s'enfuirent en toute hâte. Ce qui les sauva d'un massacre général, c'est que les Romains étaient trop harassés. Ce n'est que vers le milieu de la nuit que la cavalerie fut envoyée à la poursuite de l'arrière-garde, « une grande partie fut prise ou tuée; les autres, après la déroute, se réfugièrent dans leurs cités ^ >
Telle fut la bataille d'Alésia, qui amena la conquête de la Gaule, mais non pas sa fin (finis Galliœ)^ comme le prétend Mommsen et le révent ses compatriotes.
Nous pensons avoir prouvé que tous les détails topographiques qui nous sont fournis parles Commentaires s^a^^pliquent parfaitement à Izernore. Nous nous sommes montrés très sceptiques à l'égard des lieuoè dits que Delacroix et plusieurs autres savants après lui prétendent rencontrer autour d'Alaise-les-Salins. C'est qu'autour de ce plateau, les noms des lieux dits n'ont rien qui soit spécial. Us sont de plus tous en français. Gomment, au contraire, n'êlre pas frappé de la forme latine, encore bien que défigurée, û' Intria, de Lilia, de lignai? L'extrémité de la colline orientale située à l'est s'appelle Perucla. Ne faut-il pas voir dans ce mot une contraction de Periculaf. Et alors si notre théorie est vraie, ne doit-on pas dire qu'en Perucla^ les Romains, lors de la grande bataille, coururent de sérieux dangers {pericula)'î
Ce coin de terre nous parle donc de Théroïsme de nos aïeux, et c'est pour cela qu'il doit être sacré pour tous les cœurs français, pour tous ceux qui aiment la Patrie.
Après cette sanglante journée, Vercingétorix, avec ce qui lui restait encore de guerriers, rentra dans la ville. Il com-