César, De bell. galL, UI, i
Lugovèse entra sur son invitation. — C'est le fou de la montagne! dit Gott en Tapercevant.
Lugovèse ! s*écria Mognanat. Les braies et la tunique du malheureux étaient souillées de boue...
Fermez cette porte! Fermez, dit Tinsenaé... Le spectre, toujours le spectre qui me poursuit ! . . . Ses bracelets qui scintillent' me brûlent les yeux et m'aveuglent... Fermez, mais fermez donc!
Et s*étant assis, la face tournée vers la partie la plus obscure de la maison, il se couvrit toute la tête d'un pan de sa saie ^ et demeura immobile.
Mognanat levant ses regards vers le ciel s*écria : « Puisse la trahison être toujours punie par les dieux immortels d'une manière aussi terrible ! »
Puisse la vallée Pennine recouvrer son indépendance, dit Gott en prenant la main du barde. Nous combattrons à côté de vous.
Si nous n'avons pas assez d'armes à vous donner pour remplacer toutes celles que Galba a exigées des quatre tribus, l'airain des bracelets de nos femmes deviendra l'airain du glaive !
Nous connaissons maintenant la poésie et la littérature gauloises, aussi pourrions-nous dire, en modifiant légèrement un proverbe : « Dis-moi ce que tu chantes, et je te dirai ce que tu es !
Ce que chantaient les Gaulois nous ne l'ignorons plus; ils chantaient tout, sauf des gauloiseries. Le génie gaulois, c'est celui de Corneille, le chantre inspiré du Cid et de Polyeucte. L'esprit gaulois, c'était l'esprit de satire, celui de Liwarc'hhenn dont nous avons essayé de traduire et de restituer un poème. C'est celui de Rabelais, de Molière, de Racine, de Gresset, de Lamartine et de Victor Hugo, de tous nos poètes enfin, qui, la conscience libre et pure, ont combattu armés du rire, et celui-là vraiment gaulois, tous les ridicules et tous les préjugés.
L'esprit gaulois, celui auquel il faut souhaiter que notre