Voy. E. Bosc, Dict. gén. de VarcheoL, V Sagus
époque revienne, c'est la gaieté franche et sincère. C'est la grande joie éclatant au soleil, la joie ennemie des opérettes aussi spirituelles que dépravées. C'est enfin la grande joie .^ de Liwarc'h-henn dans quelques-uns de ses poèmes gnomiques, du barde qui nous dit sur un ton plaisant bien amoindri par la traduction :
« Qu'il soit grognon le bichon ; qu'il soit venimeux le serpent, que la vieille soit hargneuse ! ^
Cette strophe n'est- elle pas bien comique ? La vieille, le chien roquet, le serpent, quelle trinité !
Et le barde s'écrie dans la même pièce :
<c Heureux celui qui voit son ami. »
D'autres pensées s'élèvent alors en nous. Chacun songe à ses cheçs absents.
La joie gauloise, c'est celle qui ne fait de mal à personne; celle qu'un peu d'émotion tempère toujours; celle dont Liwarc'h-henn a pu dire avec juste raison :
La joie de Vhomme, Dieu la loue.