‹ Histoire nationale des Gaulois sus VercingétorixChapitre 50 sur 190 · H. Wallon, Histoire de V esclavage dans Vantiquité · texte numérisé non relu

H. Wallon, Histoire de V esclavage dans Vantiquité

aimait beaucoup les pierres précieuses et surtout les perles. Il en donna une à Servilie, mère de Brutus, qui lui avait coûté la somme de 1 200 000 francs.

Il était impie, quoique souverain pontife. De sa fonction il ne considéra que le côté politique. Les pontifes étaient à la fois prêtres et ingénieurs, d'où leur nom (pontes et facere, faire des ponts). A ce dernier titre, ils étaient chargés de la construction du pont du Tibre et de sa rupture, en cas d'invasion. César, qui de bonne heure rêva Tanéantissement de la liberté, crut de son intérêt d'avoir entre les mains les destinées d'un grand ouvrage d'art dont la conservation ou l'anéantissement pouvait lui être très utile à un moment donné. Quand il fut arrivé à l'apogée de sa puissance, il Be fit recevoir de tous les collèges des prêtres. Il voulait être ce qu'est aujourd'hui le tzar, c'est-à-dire le chef suprême de la religion. Il voulait ainsi dominer les consciences.

César était aussi voleur que Verres. Pendant son premier consulat, il fit prendre au Capitole des lingots d'or qu'il remplaça par des lingots de bronze auxquelles il sut donner la même apparence ^ Souvent il ne mit le siège devant des villes que pour s'emparer de leurs richesses. Elles grossissaient moins les trésors de l'Etat qu'elles ne servaient à payer ses dettes.

Il avait en effet besoin de deux choses qui se soutiennent l'une l'autre, c'est-à-dire de l'argent et des soldats. Il ne pouvait conserver l'affection de son armée et s'assurer de son dévouement qu'en lui fournissani tout ce qui lui était nécessaire; par son armée, nous le verrons, il se procurait d'immenses richesses*.

Il ne reculait d'ailleurs devant aucun moyen. Après la défaite de Pharnace, César comprit que désormais il pourrait tout se permettre. Lorsqu'il fut de retour en Italie, il redoubla ses exactions en les déguisant du nom d'emprunts. Il tirait ainsi de l'argent des villes sans avoir aucune intention de le rendre jamais, et il mettait en œuvre, pour se faire

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