‹ Histoire nationale des Gaulois sus VercingétorixChapitre 65 sur 190 · Floriis, Epitome de Tito LiviOy I · texte numérisé non relu

Floriis, Epitome de Tito LiviOy I

o. Dion Gassius, Histoire Romaine, XI, liO,

chaque tribu lui fournît un nombre déterminé de soldats. Il fixa également' la quantité d'armes que chacune d'elles devait fabriquer dans un laps de temps qui fut déterminé par lui.

Il est évident que depuis longtemps Vercingétorix avait formé tout un plan de campagne. C'est pour cela que nous le voyons s'occuper principalement de se créer une cavalerie nombreuse et bien montée. Les soldats d'origine romaine formaient surtout l'effectit des légions, c'est-à-dire l'infanterie. César disposait de peu de cavaliers et la plupart étaient de simples mercenaires. Le Pen-Tiern voulait au contraire avoir des cavaliers sur lesquels il pût absolument compter pour harceler les troupes à pied, qui composaient la force principale de son adversaire.

Il sut habilement profiter de l'enthousiasme des premiers jours pour faire régner dans son camp une sévère discipline. « 11 contient ceux qui hésitent, » nous dit César, « par la rigueur des châtiments. Une faute grave est p^inie par le feu ou la torture; pour d'autres plus légères, il fait couper les oreilles et crever les yeux, et renvoie alors les coupables, afin que la grandeur du supplice avertisse et effraye les autres *. » — Le proconsul semble blâmer la sévérité de cette discipline. Pourtant il est obligé de convenir qu'elle était nécessaire, et quelques lignes plus bas, nous le voyons avouer que, grâce à ces mesures rigoureuses, Vercingétorix eut bientôt une armée. Le futur vainqueur de Gergovie avait compris, en effet, que pour lutter contre le proconsul avec des chances de succès, il lui fallait une armée véritable, et non plus une de ces multitudes impétueuses qui sans ordre de bataille arrêté et savamment calculé fondait autrefois sur les légionnaires formés en carré et se faisait tuer vaillamment du moins, si elle ne savait pas vaincre.

Vercingétorix eut donc une armée, la première vraiment digne de ce nom que les Gaulois virent se lever pour leur défense : la première armée nationale. Quand il contempla toute cette masse d'hommes à laquelle il avait communiqué

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