Bello (;fl«., VII, IV
son enthousiasme et son esprit de sacrifice, il dut être fier de son œuvre.
Quel enivrement devait-il éprouver en entendant tous les guerriers de ses catervœ redire le vieux bardit en s'accompagnant de coups frappés sur les boucliers !
* Chant du glaive bleu qui aime le meurtre ; chant du glaive bleu ! M Bataille où le glaive sauvage est roi; bataille du glaive sauvage. » feu ! ô feu ! d acier ! ô acier ! ô feu ! ô feu ! ô acier et feu ! » chône ! ô chêne ! ô terre ! d flots ! ô ilôts ! ô terre ! ô terre et
[chêne ! ». »
Vercingétorix, lui aussi, devait aimer le refrain que ses soldats entonnaient uniquement à cause de sa rauque sonorité.
Par te feu du ciel î par Tacier de son glaive, par les chênes consacrés à Dieu, par les flots de la mer qui baignent les Gaules, par cette terre qu'il chérissait plus que tout au monde, il se jurait à lui-même de chasser César du sol de la patrie ou de mourir, car encore une fois il préférait la mort au spectacle odieux de son pays courbé sous le joug ! Quel noble caractère que celui de Vercingétorix !
Dès qu'il eut achevé de discipliner son armée, Vercingétorix voulant profiler des avantages que lui donnaient rhiver et l'absence de César, Vercingétorix, disons-nous, entra promptement en campagne. Il voulut d'abord marcher contre les Bituriges dont le nom véritable paraît avoir élé Bitourghs. Il confia donc le commandement d'une partie de ses troupes à un jeune brenn du pays des Cadurques * nommé Luctère, que César dépeint comme un gueriMer rempli d'audace et d'énergie.
Ce Luctère, comme nous le verrons, est après Vercingétorix, le plus grand héros de la guerre de l'indépendance.