‹ Histoire nationale des Gaulois sus VercingétorixChapitre 67 sur 190 · La Vilicmarqué, 'Bdirzaz-BreiZf La danse du glaive · texte numérisé non relu

La Vilicmarqué, 'Bdirzaz-BreiZf La danse du glaive

'i. Les Cadurques étaient les habitants de l'ancienne province de Quercy, aujourd'hui les départements de Tarn-et-Garonne et du Lot; ils avaient des fabriques d'étoffes et des poteries très renommées. Cf. Ë. Bosc, Dictionn. de Varchéologie, y° Gadurci.

Après la prise d'Alésia, il continua à lutter avec un courage et une énergie que rien ne put abattre, mais qui malheureusement ne pouvaient être couronnés de succès.

La diversion imaginée par le Pen-Tiern était habile. Vercingétorix voulait diviser ses adversaires. Pendant qu'il opérerait devant Avaricum, il voulait que la Narbonaise fût fortement et vivement inquiétée, si non envahie. Les malheureux habitants de h Province ou Gallia Braccata n'avaient point vu leur sort s'améliorer après la rude leçon qu'avait reçue Fonteius, ce voleur que toute l'éloquence de Cicéron et l'appui des grandes familles de la République n'avaient pu innocenter. C'étaient, sans doute, les mêmes concussions et les mêmes rapines. Nous ne pouvons en donner une meilleure preuve que la suivante. Sous l'administration de Licinius Murœna, un fort honnête homme, au dire de Cicéron, Publius Clodius, qui était sous ses ordres avec le rang de questeur, fit < fabriquer des testaments, condamna à mort (les pupilles, signa des pactes et forma des associations avec des scélérats* >. Que penser d'un propréleur qui laisse commettre de pareilles actions, si ce n'est que, malgré les affirmations du prince de l'éloquence latine, il devait être tout aussi voleur que les autres gouverneurs de province I

Vercingétorix avait un immense intérêt à marcher sur Avaricum. Cette ville était la capitale des Bituriges, les alliés des Éduens; et de plus il savait que dans cet oppidum il existait un parti national assez fortement constitué, et il voulait, par sa présence à la tête d'une puissante armée, lui assurer la prépondérance sur celui qui s'opposait à ce qu'on rompît avec Rome.

Nous estimons que le Pen-Tiern avait encore un autre intérêt à détacher l'importante peuplade des Bituriges de la Confédération éduenne. Nous avons vu qu'une des premières préoccupations de notre héros national avait été de fixer le nombre d'armes que devraient fournir chacune des peuplades qui s'étaient levées à son appel. Aucune région de la Gaule ne produisait plus de fer que le pays des

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