‹ Histoire nationale des Gaulois sus VercingétorixChapitre 68 sur 190 · Deharuspi. flci.,20(4i · texte numérisé non relu

Deharuspi. flci.,20(4i

Bituriges, si nous nous en rapportons aux témoignages de César et de Strabon *.

La métallurgie de nos pères, disons-le en passant, avait acquis une grande importance. Nous savons que les mines étaient fort nombreuses, et, vu l'époque, assez habilement exploitées. M. Quiquerez, à plusieurs reprises, a découvert dans les montagnes du Jura des hauts fourneaux gaulois assez bien conservés pour que nous puissions nous rendre un compte exact des procédés qu'on employait '. Il a même retrouvé quelques-uns des outils dont les mineurs se servaient. Non seulement il sortait de ces forges d'assez grandes quantités de fer, mais aussi parfois de Facier. A l'origine, ce dut êlre un hasard qui produisit de l'acier. Plus tard on dut se rendre compte des conditions qu'il fallait pour le fabriquer, et on les répéta.

Le fer gaulois était de différentes qualités. Les lames de beaucoup d'épées nous montrent des lignes ondulées qui font songer à nos armes damassées. Elles sont formées de rubans ou de rognures forgées ensemble. Les bords seulement sont parfaitement lisses et faits en métal beaucoup moins nerveux. Ils étaient en fer doux écroui au marteau. C'est par le martelage qu'on obtenait la transformation des grains du fer en nerfs ainsi que le tranchant; c'est encore avec le martelage, qu'après la bataille, les guerriers redonnaient du fil à leurs épées ou réparaient les brèches.

Il semblerait aussi que les métallurgistes gaulois aient connu les propriétés qu'ont certains acides sur les métaux. Il y a des fourreaux d'épées qui sont comme granulés ou couverts de damasquinures qui ne peuvent guère être obtenues que par les procédés employés par les armuriers modernes.

Le peuple superstitieux des campagnes de la Gaule entourait de légendes les mineurs et les charbonniers, qui étaient presque partout leurs associés. On les assimila aisé-

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