BelloGall., Vil, 22.— Strabon, IV, xi
2. Revue archéologique. Novembre 1864, p. 347. — F. Desor, Les Palafiies, p. 83 et suivantes.
ment aux Korrigans et aux Duz, à 4ous les génies de la mythologie qui hantent les cavernes ou gardent des trésors, et de nos jours encore il existe en Bretagne des traces de toutes ces antiques superstitions.
Pour en revenir à Vercingétorix, nous voyons qu'en faisant entrer les Bituriges dans les rangs de son armée, ii assurerait ses approvisionnements d'armes et diminuerait d'autant ceux des alliés de César. Les chefs du parti favorable aux Romains s'émurent à l'approche de l'armée gauloise; aussi dépêchèrent-ils des hommes sûrs vers les Éduens, afin de demander qu'on leur envoyât des secours qui leur permissent de résister aux guerriers du fen-Tiern, car livrés à leurs propres forces, ils seraient obligés de se soumettre et de faire cause commune avec lui.
César avait laissé à Bibracte quelques officiers romains dont Divitiac et les autres chefs dévoués à la politique antinationale prirent aussitôt l'avis. Il fut décidé qu'on enverrait un corps de cavalerie et d'infanterie aider les Bituriges dans leur résistance. Mais ces troupes, nous disent les Commentaires, s'arrêtèrent quelques jours sur les bords de la Loire qui séparait le territoire éduen de celui que Vercingétorix avait envahi et qu'il s'agissait de reprendre. Elles ne tardèrent point à rebrousser chemin, alléguant pour leur excuse, qu'elles avaient été informées que les Bituriges d'un côté et les Arvernes de l'autre devaient les envelopper si elles passaient le fleuve*.
La vérité n'est point là, suivant nous. Parmi les guerriers éduens, beaucoup ne partageaient pas la manière de voir de leurs sénateurs. Leurs secrètes aspirations les portaient, eux aussi, vers la réalisation de cette unité nationale pour laquelle une si formidable armée combattait. Le corps de troupes envoyé aux Bituriges n'avait pas osé se déclarer ouvertement en faveur de Vercingétorix, mais il n'avait pas voulu le combattre. Les Bituriges eux-mêmes, à la nouvelle que les Eduens envoyés à leur secours avaient battu en retraite, se réunirent promptement aux Arvernes.