Bello GalL, VU, x
qu'à Bibracte, le parti national remportait sur celui des colliers d'or et des druides, déconcertés par la position de l'armée romaine. Le proconsul comprit qu'il était entouré d& gens qui désiraient sa perte. Il n'a qu'un but, qu'une espérance, c'est de prévenir les desseins hostiles par la rapidité de sa marche.
Au chapitre x, les choses ont bien changé. César a pu réunir toutes ses troupes; les chefs du parti romain de Bibracte reprennent le dessus. Le général qui a éprouvé de si sérieuses craintes d'être reconnu et livré à Vercingétorix, est fort maintenant; il exhorte, cohortatus, les Eduens à lui envoyer des vivres. On sent que cette exhortation équivaut à un ordre. Il va sans dire que les Éduens s'empressèrent d'obéir à César, qui, malgré l'investissement rigoureux de cette place, trouva cependant le moyen d'avertir les assiégés de Gorgobina qu'il allait se portera leur secours avec une puissante armée, et leur demanda de tenir encore vaillamment pendant quelques jours.
Le proconsul laissa seulement deux légions à Agendicum pour garder les bagages et lui servir de réserve, et entra en campagne, sans doute vers le milieu de janvier. Une seule étape lui suffit pour atteindre Vellaunodunum dans le pays des Sénons. L'emplacement de cette ville n*est point certain. Nous nous rangerons ici à l'opinion émise par la commission de la carte des Gaules et nous dirons avec elle que Vellaunodunum est Château-Landon. Bien qu'il fdt très pressé de se porter en avant. César crut cependant qu'il devait emporter cette place, afin c de ne pas laisser derrière lui d'ennemis pouvant gêner le transport de ses vivres^ ». Il ne mit que deux jours pour creuser des tranchées. Les assiégés, qui n'avaient pas de grands approvisionnements, offrirent de se rendre. Le proconsul exigea d'eux qu'ils lui livrassent toutes leurs armes et tous leurs chevaux. Ils durent également laisser six cents otages entre les mains du vainqueur. On peut s'étonner qu'une ville comme Vellaunodunum se soit rendue au bout de si peu de temps; c'est sans